{"id":1451,"date":"2013-11-04T21:33:33","date_gmt":"2013-11-04T21:33:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/?p=1451"},"modified":"2013-11-07T08:57:02","modified_gmt":"2013-11-07T08:57:02","slug":"la-decroissance-malbouffer-moins-salimenter-mieux-dans-politis","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/?p=1451","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La D\u00e9croissance, malbouffer moins, s&rsquo;alimenter mieux\u00a0\u00bb dans Politis"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Politis-malbouffe-2013.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Politis-malbouffe-2013.jpg\" width=\"571\" height=\"387\" \/><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Politis-malbouffe-2013.jpg\">Cliquer sur l&rsquo;image pour avoir la version diffus\u00e9e par Politis<\/a><br \/>\nVoir ci-dessous la version compl\u00e8te non coup\u00e9e <!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>La D\u00e9croissance, malbouffer moins, s&rsquo;alimenter mieux<\/strong><\/p>\n<p>Souvenons-nous de ces ann\u00e9es 70. L\u2019an 2000 nous paraissait bien loin, et nous imaginions nos modes de vie en totale rupture avec nos modes de vie d\u2019alors. On nous pr\u00e9disait m\u00eame une alimentation faite de comprim\u00e9s, de pilules et de p\u00e2tes en tube.<\/p>\n<p>Heureusement, en 2013, les occidentaux ne sont pas tomb\u00e9s dans cette horreur alimentaire. Nous mangeons toujours du cru et du cuit, du sal\u00e9 et du sucr\u00e9, des prot\u00e9ines animales ou v\u00e9g\u00e9tales, des l\u00e9gumes et des fruits.<br \/>\nLes produits sont frais, ils ont du go\u00fbt et sont nutritifs. La terre est fertile, l\u2019agriculture est biologique et diverse.<br \/>\nLes repas sont pr\u00e9par\u00e9s sainement \u00e0 la maison, il n\u2019est pas question de ces produits chimiques que nous aurions aval\u00e9s avec des fichues pilules. Notre alimentation nous \u00e9quilibre, elle participe \u00e0 notre sant\u00e9 physique et morale. En effet, nous avons le temps de pr\u00e9parer les repas et de les partager. Nous mangeons rarement seuls, et les repas sont aussi des moments de convivialit\u00e9 et de liens sociaux.<br \/>\nEt surtout, en 2013, tout le monde mange \u00e0 sa faim.<br \/>\nHeureusement, en 2013, les occidentaux ne sont pas tomb\u00e9s dans l\u2019horreur alimentaire.<\/p>\n<p>Vraiment ? Non, pas vraiment !<br \/>\nEn 2013, tout le monde ne mange pas \u00e0 sa faim.<br \/>\nEt ceux qui n\u2019ont pas faim, sont souvent malades de consommer, au lance-pierre dans n\u2019importe quelles conditions, ces plats pr\u00e9par\u00e9s par l\u2019industrie. Ils sont aussi malades du business des r\u00e9gimes alimentaires et des produits pharmaceutiques sens\u00e9s leur rendre leur bien-\u00eatre. En plus d\u2019\u00eatre mauvais pour la sant\u00e9, ce mode d\u2019alimentation d\u00e9truit l\u2019environnement. Il est \u00e9nergivore, de la production agricole, jusqu\u2019\u00e0 \u00ab l\u2019\u00e9laboration \u00bb des plats pr\u00e9par\u00e9s, en passant par des transports irrationnels. Il n\u2019y a quasiment que les classes les plus ais\u00e9es qui ont acc\u00e8s \u00e0 de la nourriture saine et fra\u00eeche, qu\u2019ils d\u00e9gustent sans stress. On se demande bien pourquoi les responsables de grands groupes agro-alimentaires ne se nourrissent pas de la malbouffe qu\u2019ils produisent ! Ils ont tout autant int\u00e9r\u00eat \u00e0 ne pas avaler leur saloperies, qu\u2019\u00e0 nous les vendre&#8230; peu importe, pour eux, si nous les avalons.<br \/>\nEt oui, l\u2019alimentation est un outil du capitalisme. Et oui, la faim est un outil de domination dont se sert le capitalisme.<br \/>\nCar en 2013, tout le monde ne mange pas \u00e0 sa faim.<br \/>\nLa faim, la malbouffe, le mal-vivre, ne sont pas des fatalit\u00e9s. C\u2019est un choix pour les uns, un consentement plus ou moins inconscient pour les autres. Ces derniers sous-estiment les cons\u00e9quences de \u00ab\u00a0se nourrir\u00a0\u00bb.<br \/>\nLa recherche syst\u00e9matique du profit a perverti la raison d\u2019\u00eatre de l\u2019agriculture, l\u2019objectif n\u2019\u00e9tant plus aujourd\u2019hui de nourrir le monde. Le syst\u00e8me doit faire de la \u00ab croissance \u00bb et du profit.<br \/>\nPour faire du PIB, il faut d\u00e9penser de l\u2019\u00e9nergie. Nous assistons au spectacle d\u2019une industrie hyper consommatrice d\u2019\u00e9nergies et de ressources. Trop d\u2019eau consomm\u00e9e, notamment dans l\u2019\u00e9levage. Une agriculture perfus\u00e9e au p\u00e9trole (via les engrais et les pesticides). Des produits qui parcourent des milliers de kilom\u00e8tres dans des v\u00e9hicules r\u00e9frig\u00e9r\u00e9s, et qui sont transform\u00e9s plusieurs fois (produits \u00ab \u00e9labor\u00e9s \u00bb, dit-on). Suremball\u00e9s. G\u00e2ch\u00e9s.<br \/>\nPour faire ce profit, et \u00e9couler la production, des syst\u00e8mes ont \u00e9t\u00e9 mis en place pour conditionner culturellement les populations occidentales \u00e0 la malbouffe. Les premiers \u00e9tant le matraquage publicitaire, les prix, la r\u00e8glementation d\u00e9favorable aux produits bio au d\u00e9triment de la qualit\u00e9 des produits&#8230;. et aussi en cr\u00e9ant de nouveaux usages de la terre. En effet, les voitures, c&rsquo;est insatiable, alors pour \u00eatre certain de faire du profit durablement, autant les nourrir avec des agro-carburants, quitte \u00e0 exproprier des populations avec l&rsquo;accaparement des terres qui fait des ravages ! (1)<br \/>\nEt pour assurer ce profit, ce syst\u00e8me devient hyper-in\u00e9galitaire dans l\u2019utilisation des ressources et la r\u00e9partition des richesses, en sur-exploitant sans aucun scrupule des terres agricoles du Sud. Jusqu\u2019\u00e0 affamer les paysans locaux.<br \/>\nNous voil\u00e0 donc habitu\u00e9s \u00e0 des produits de qualit\u00e9 plus que m\u00e9diocre et \u00e0 une fili\u00e8re agro-alimentaire qui n\u2019est plus soutenable. Nous voil\u00e0 indiff\u00e9rents aux conditions de vie animales, de la naissance \u00e0 l\u2019abattoir, aux scandaleuses conditions de travail dans l\u2019agro-alimentaire, \u00e0 l\u2019utilisation aveugle d\u2019OGM, de pesticides.<br \/>\nQui peut encore pr\u00e9tendre savoir comment son repas est arriv\u00e9 jusque dans son assiette, comment retracer le parcours de sa nourriture? Le r\u00e9cent scandale de la viande de cheval a montr\u00e9 que m\u00eame le syst\u00e8me est opaque \u00e0 lui-m\u00eame. L\u2019alimentation mondialis\u00e9e, d\u00e9localis\u00e9e et par cons\u00e9quent hors-sol, n\u2019a qu\u2019un tr\u00e8s faible potentiel de r\u00e9silience, son fonctionnement n\u2019est pas soutenable, et c\u2019est d\u00e8s maintenant qu\u2019il faut en pr\u00e9parer la sortie.<\/p>\n<p>Parvenir \u00e0 une alimentation saine n\u00e9cessite d\u2019activer deux leviers.<br \/>\nPour le consomm\u2019acteur, il est indispensable d\u2019am\u00e9nager sur les lieux de travail des cantines o\u00f9 les repas sont cuisin\u00e9s sur place, de disposer de vraies pauses d\u00e9jeuners laissant le temps d\u2019\u00e9changer et de manger, mais surtout, \u00e0 terme, c\u2019est la question de la r\u00e9duction du temps de travail qui se pose, afin de d\u00e9gager du temps pour pr\u00e9parer soi-m\u00eame ses repas, et du retour \u00e0 la terre, m\u00eame en ville, pour r\u00e9apprendre \u00e0 cultiver son potager, id\u00e9alement en groupe dans les jardins partag\u00e9s.<br \/>\nSur le plan soci\u00e9tal, la production doit venir \u00e0 bout de sa d\u00e9pendance au p\u00e9trole. Seules des exploitations agricoles \u00e0 taille humaine permettront de sortir de l\u2019industrialisation, notamment en augmentant la main d\u2019oeuvre, ce qui all\u00e9gera le temps et la charge de travail de chacun. Seules les petite exploitations sont \u00e0 m\u00eame de favoriser l\u2019exp\u00e9rimentation de nouvelles m\u00e9thodes de cultures et de m\u00e9nagement des territoires, au premier rang desquelles l&rsquo;agro-\u00e9cologie, l&rsquo;agro-forestrie et la permaculture (3). L\u2019objectif est aussi, \u00e0 terme, de rendre chaque\u00a0 territoire autonome et de faire \u00e9voluer les rapports de domination et d\u2019exploitation entre le Nord et le Sud. Se nourrir bien passera n\u00e9cessairement par la relocalisation.<br \/>\nIl faudra se r\u00e9approprier le savoir, les pratiques, redonner la pr\u00e9\u00e9minence au droit d\u2019usage de la terre plut\u00f4t qu\u2019au droit de propri\u00e9t\u00e9, d\u00e9battre vraiment sur les OGM, entre autres.<br \/>\nLes pistes de sortie ne manquent pas, pour rendre notre alimentation soutenable, conviviale, juste et d\u00e9mocratique. Mais les obstacles \u00e0 ce profond et indispensable changement sont encore nombreux, et clairement identifi\u00e9s. Les m\u00eames r\u00e9sistances qui s\u2019opposent \u00e0 la sortie du capitalisme et du productivisme sont ici aussi \u00e0 l\u2019oeuvre. Cr\u00e9\u00e9 et tenu par l\u2019oligarchie au pouvoir (\u201crepr\u00e9sentants\u201d \u00e9lus comme grands patrons ou pseudo-experts), tous aveugl\u00e9s par les dogmes \u00e9conomicistes et scientistes, leur monde promeut sans vergogne la marchandisation du vivant, le consum\u00e9risme \u00e0 tous crins aliment\u00e9 par l\u2019hyper-productivisme qui a plac\u00e9 la valeur travail comme \u00e9l\u00e9ment central de toute politique \u00e9conomique.<br \/>\nFace \u00e0 cela, la seule r\u00e9ponse possible, coh\u00e9rente, souhaitable, la seule alternative de bon sens est le paradigme de la d\u00e9croissance.<br \/>\nL\u2019objection de croissance repose sur quatre pieds, chacun de ces niveaux d\u2019action \u00e9tant mobilisable pour lutter contre la malbouffe et le productivisme agricole, et mettre en oeuvre ces uto-pistes.<br \/>\nIndividuellement, \u00e0 travers ce qu\u2019on appelle la simplicit\u00e9 volontaire, dans l\u2019alimentation comme dans chaque composante de notre quotidien, d\u00e9coloniser notre imaginaire : se nourrir devrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme plus important que la consommation, contrairement \u00e0 ce que voudrait nous inculquer la publicit\u00e9. Et pourtant, la part de l\u2019alimentation dans le budget d&rsquo;une famille est en baisse r\u00e9guli\u00e8re depuis 60 ans. Sortir du consum\u00e9risme, donc, mais aussi revoir les apprentissages, d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge : apprendre \u00e0 jardiner, \u00e0 produire, \u00e0 cuisiner, \u00e0 manger, bref inventer\u00a0 une \u00e9ducation au \u00ab buen comer \u00bb en \u00e9cho au \u201cbuen vivir\u201d, ce mouvement populaire \u00e9quatorien.<br \/>\nSi la reprise en main individuelle est appr\u00e9ciable et indispensable, elle n\u2019est pas suffisante. Alors, il y a ces alternatives concr\u00e8tes. Des projets collectifs, qui jouent un r\u00f4le crucial pour l&rsquo;exemple qu&rsquo;elles repr\u00e9sentent et qui sont \u00e0 reproduire et \u00e0 faire \u00e9voluer : permaculture, jardin partag\u00e9s, cultures biologiques quantitatives, mouvements des Incroyables Comestibles, etc.<br \/>\nLa mani\u00e8re dont tout cela peut s\u2019articuler, s\u2019organiser et se g\u00e9n\u00e9raliser, au sein d\u2019une soci\u00e9t\u00e9, fait partie du projet. Dans le projet, nous trouvons aussi les outils de transition et une r\u00e9flexion plus g\u00e9n\u00e9rale sur ce que peuvent \u00eatre des soci\u00e9t\u00e9s de D\u00e9croissance.<br \/>\nUne r\u00e9ponse institutionnelle est possible en rendant l&rsquo;autonomie alimentaire aux pays du Sud ou en sortant de la PAC (mais pas uniquement). Il faudra pour cela sensibiliser les \u00e9lus actuels, notamment europ\u00e9ens, et jouer sur les rapports de force plut\u00f4t que d\u2019attendre une hypoth\u00e9tique prise de conscience des institutions, afin que chaque peuple retrouve sa souverainet\u00e9 alimentaire. Pour cela, il faut rendre visible le projet de D\u00e9croissance, par l\u2019organisation de rencontres-d\u00e9bats, de manifestations, le passage dans les m\u00e9dias, la participation \u00e0 des \u00e9lections de mani\u00e8re non-\u00e9lectoraliste.<\/p>\n<p>L\u2019enjeu alimentaire futur est de se nourrir tout en r\u00e9pondant \u00e0 des contraintes environnementales, en assurant l\u2019acc\u00e8s au bien-manger \u00e9quitable, et en redonnant sens \u00e0 tout ce qui touche \u00e0 l\u2019alimentaire.<br \/>\nAvec les terres et l\u2019\u00e9nergie, il s\u2019agit de faire \u00ab mieux avec moins \u00bb. Il s\u2019agit de donner acc\u00e8s, \u00e0 tous \u00e0 des ressources en quantit\u00e9 limit\u00e9e. Il s\u2019agit de partager \u00e9quitablement. Une des pistes est de conditionner l\u2019acc\u00e8s, non pas \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 ou \u00e0 l\u2019argent, mais \u00e0 l\u2019usage. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu\u2019apr\u00e8s avoir collectivement d\u00e9fini ce qu\u2019est le bon-usage et le m\u00e9susage d\u2019une ressource (d\u2019un service, ou d\u2019un bien), l\u2019acc\u00e8s au premier serait gratuit ou quasi-gratuit, alors que l\u2019acc\u00e8s au second serait surench\u00e9ri. Par exemple, pour l\u2019acc\u00e8s aux terres, le droit du bon usage doit primer sur le droit de propri\u00e9t\u00e9.<br \/>\nCette notion s\u2019inscrit dans un processus plus global qui est la mise en place d\u2019une Dotation Inconditionnelle d\u2019Autonomie (DIA), sorte de revenu de base \u201cd\u00e9mon\u00e9taris\u00e9\u201d, qui permettrait \u00e0 tous de b\u00e9n\u00e9ficier de ce qui est n\u00e9cessaire pour avoir une vie d\u00e9cente et frugale : un \u00ab droit de tirage \u00bb sur le foncier (3), pour permettre \u00e0 chacun d\u2019avoir un logement ou un lopin de terre pour \u00eatre quasi-autosuffisant en nourriture ; un droit de tirage sur les ressources naturelles de base, comme l\u2019eau, le gaz et l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. La DIA donnerait \u00e9galement un droit d\u2019acc\u00e8s, gratuitement, aux services publics, \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, \u00e0 la culture. Une partie de cette Dotation Inconditionnelle d\u2019Autonomie serait enfin vers\u00e9e en monnaie locale, pour encourager la consommation locale, de l\u2019alimentation par exemple.<\/p>\n<p>La DIA s\u2019appuie sur le m\u00e9susage pour financer la gratuit\u00e9. C\u2019est pour cela que cette DIA est bien naturellement coupl\u00e9e \u00e0 un Revenu Maximal Acceptable.<br \/>\nCe dispositif d\u00e9joue les effets d\u2019une r\u00e9cession sans en appeler \u00e0 toujours plus de croissance et permet ainsi de vivre dignement par le partage de l\u2019existant. Cette d\u00e9marchandisation du monde en compl\u00e9ment de la garantie pour tous d\u2019acc\u00e9der aux biens et services de haute n\u00e9cessit\u00e9, participe \u00e0 une sortie du consum\u00e9risme, du capitalisme et du productivisme, de mani\u00e8re soutenable et socialement juste. C\u2019est en cela, que la DIA associ\u00e9e au RMA, permettrait d\u2019amorcer un changement vers une soci\u00e9t\u00e9 du \u00ab\u00a0bien se nourrir\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong><em>Thomas Avenel, St\u00e9phane Madelaine, Vincent Liegey, Christophe Ondet, Cynthia Toupet, Anne-Isabelle Veillot.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>1 Voir les travaux d&rsquo;Olivier de Schutter, rapporteur des Nations unies pour le droit \u00e0 l\u2019alimentation et le site <a href=\"http:\/\/farmlandgrab.org\" target=\"_blank\">farmlandgrab.org<\/a>.<\/p>\n<p>2\u00a0 \u00ab On peut nourrir 10 milliards d\u2019humains en bio sans d\u00e9fricher un hectare \u00bb<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.terraeco.net\/On-peut-nourrir-10-milliards-d,47024.html\" target=\"_blank\">http:\/\/www.terraeco.net\/On-peut-nourrir-10-milliards-d,47024.html<\/a><\/p>\n<p>3 Voir le chapitre \u00ab\u00a0Droit \u00e0 se nourrir dignement\u00a0\u00bb page 91 dans <a href=\"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/\" target=\"_blank\"><em>Un projet de D\u00e9croissance \u2013 Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d\u2019Autonomie<\/em><\/a> (DIA), Vincent Liegey, Stephane Madelaine, Christophe et Anisabel Veillot, Edition Utopia, janvier 2013.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cliquer sur l&rsquo;image pour avoir la version diffus\u00e9e par Politis Voir ci-dessous la version compl\u00e8te non coup\u00e9e<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,7],"tags":[],"class_list":["post-1451","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites","category-dans-la-presse-et-sur-la-toile"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1451","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1451"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1451\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1455,"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1451\/revisions\/1455"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1451"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1451"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1451"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}