{"id":468,"date":"2012-10-29T20:35:05","date_gmt":"2012-10-29T20:35:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/?p=468"},"modified":"2012-12-29T20:38:33","modified_gmt":"2012-12-29T20:38:33","slug":"carnet-de-voyage-decroissance-en-belgique","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/?p=468","title":{"rendered":"Carnet de voyage \u00ab D\u00e9croissance \u00bb en Belgique"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/www.kalliope.be\/media\/stadsplannen\/Louvain-La-Neuve.jpg\" alt=\"\" width=\"104\" height=\"125\" \/><\/p>\n<p>Nous \u00e9tions quatre  objecteurs de croissance (Vincent Liegey, St\u00e9phane Madelaine, Christophe Ondet et\u00a0  Anne-Isabelle Veillot)\u00a0 \u00e0 se rendre en Belgique les  15 et 16 mai 2010 afin de participer au colloque \u00ab\u00a0Territoire et D\u00e9croissance\u00a0\u00bb organis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;occasion de la sortie du num\u00e9ro 8 de la revue \u00ab\u00a0Entropia\u00a0\u00bb par le Grappe (Groupe de R\u00e9flexions et d&rsquo;Action Pour une Politique Ecologique) \u00e0 Louvain-La-Neuve, mais aussi afin de rencontrer  nos amis belges du MPOC (Mouvement Politique des Objecteurs de Croissance). <a href=\"http:\/\/www.partipourladecroissance.net\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/Carnet-de-voyage-\u00ab-D\u00e9croissance-\u00bb-en-Belgique.pdf\">Petit compte-rendu<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong> <strong>Colloque \u00ab\u00a0Territoire et  D\u00e9croissance\u00a0\u00bb<\/strong><\/strong><\/span><\/p>\n<p>Tout d\u00e9bute donc le samedi  matin avec Paul Lannoye qui nous pr\u00e9sente succinctement la Belgique selon le  th\u00e8me du colloque. Elle est l\u2019un des territoires les plus urbanis\u00e9s du monde  avec une artificialisation des terres tr\u00e8s importantes. Louvain-La-Neuve en est  un\u00a0 exemple, ville nouvelle construite \u00e0 la fin des ann\u00e9es 60 sur de riches terres agricoles\u00a0!<\/p>\n<p>Jean-Claude Besson-Girard introduit alors le colloque en expliquant que la D\u00e9croissance est n\u00e9cessaire et in\u00e9luctable mais, surtout, qu&rsquo;elle doit sortir du cercle universitaire et se pr\u00e9senter joyeusement.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><!--more--><strong>LA  VILLE QUESTIONNEE<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\"><em>De fa\u00e7on  g\u00e9n\u00e9rale, la ville dans son mouvement incessant d&rsquo;import-export acc\u00e9l\u00e8re  l&rsquo;entropie. <\/em><\/p>\n<p>Nous avons une perception tronqu\u00e9e de la ville, la production n\u00e9cessaire \u00e0  son fonctionnement d\u00e9passant son territoire. La ville ne peut \u00eatre imagin\u00e9e  sans son arri\u00e8re-boutique (c&rsquo;est-\u00e0-dire toutes les productions n\u00e9cessaires \u00e0  son fonctionnement) qui a un impact important notamment sur le paysage. La  ville g\u00e9n\u00e8re ainsi des hectares fant\u00f4mes ils sont invisibles pour les urbains  car se situant en p\u00e9riph\u00e9rie ou beaucoup plus loin\u00a0: de la campagne  environnante au Kenya).<\/p>\n<p align=\"center\"><em>\u00ab\u00a0Les logements sont  des cages de b\u00e9ton et les routes des rivi\u00e8res urbaines\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Nous devons prendre conscience que nous vivons dans un d\u00e9cor de carton-p\u00e2te :  la \u00ab\u00a0machinerie\u00a0\u00bb urbaine influe sur les paysages. La ville est \u00e0 la fois dense, mais aussi tr\u00e8s \u00e9tal\u00e9e (empreinte \u00e9cologique, r\u00e9seau d&rsquo;eau  potable par exemple). La ville repr\u00e9sente une nouvelle mani\u00e8re d&rsquo;habiter la  Terre, elle est devenue un des paysages de la modernit\u00e9,\u00a0 plus seulement l&rsquo;envers de la campagne (qui reproduit le mod\u00e8le urbain\u00a0! les campagnes s&rsquo;artificialisent). L&rsquo;humanit\u00e9 est urbaine (y compris les  objets&#8230;). La densit\u00e9 des villes augmente la consommation \u00e9nerg\u00e9tique pour  l&rsquo;entretien, le fonctionnement de la machine (par exemple, les gratte-ciel  entra\u00eenent l\u2019usage d\u2019ascenseurs&#8230;)  Les villes se d\u00e9veloppent sans limites historiques ni financi\u00e8res : il aura fallu la  crise financi\u00e8re, et son\u00a0 changement de paradigme pour renoncer au projet d&rsquo;une tour d&rsquo;un km de hauteur \u00e0  Dubba\u00ef. C&rsquo;est la fin de la verticalit\u00e9 \u00e9crasante. Dans de tels espaces, il y a perte  de l&rsquo;individu qui est atomis\u00e9 (Christophe Laurens). Il faut donc se r\u00e9approprier la ville \u2026 en partant du quartier, et s&rsquo;interroger sur la  densit\u00e9 des modes de vie et non la compacit\u00e9.<\/p>\n<p>R\u00f4le du v\u00e9g\u00e9tal dans la  ville : retrouver la dimension de la  Terre-sujet. Le v\u00e9g\u00e9tal rappelle notre relation avec la Terre, par  opposition au territoire (la terre en tant qu&rsquo;objet). La Terre en tant que sujet de  contemplation, sujet \u00e9ternel face \u00e0 nos sens, mais aussi un lien avec la production  (alimentaire). La ville n&rsquo;est pas ind\u00e9pendante de la  Terre, la v\u00e9g\u00e9tation fait lien, assure la fluidit\u00e9 et la continuit\u00e9 dans notre questionnement sur \u00ab\u00a0l\u00e0 o\u00f9 on habite\u00a0\u00bb (David Besson-Girard)<\/p>\n<p>La D\u00e9croissance s&rsquo;appuie sur deux piliers, le pilier du N\u00e9cessaire c&rsquo;est-\u00e0-dire l\u2019obligation \u00e0  changer car il le faut pour des raisons non discutables (ex. : le pic de p\u00e9trole  impose le changement), et le pilier du Souhaitable (qui dispara\u00eet avec le temps  qui passe&#8230;) qui implique un retournement total dans notre rapport au  monde, notre fa\u00e7on d&rsquo;\u00eatre.<\/p>\n<p>La ville, ne produisant pas  sa propre alimentation, a \u00e9t\u00e9 possible gr\u00e2ce aux surplus de l&rsquo;agriculture. L&rsquo;opposition ville\/campagne est d\u00e9pass\u00e9e, nous devons sortir de l&rsquo;id\u00e9e  de sp\u00e9cialisation des territoires et trouver un \u00e9quilibre entre l&rsquo;espace  dans lequel nous vivons et l&rsquo;espace r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 la nature pour elle-m\u00eame ;  nous devons \u00e9galement sortir de l&rsquo;id\u00e9ologie de la concurrence : c&rsquo;est le m\u00eame  humain qui occupe ville et campagne. Un changement global ne pourra \u00eatre que politique. Cette s\u00e9paration ville-campagne est de moins en moins  pertinente.<\/p>\n<p>Il appara\u00eet souhaitable de restaurer le \u00ab\u00a0ressenti\u00a0\u00bb par rapport \u00e0 la Terre. De la m\u00eame fa\u00e7on, \u00e9vacuer des villes\u00a0; la publicit\u00e9, la voiture, et la grande distribution (surtout son esprit et les acc\u00e8s \u00e0 ses infrastructures (la grande  distribution qui g\u00e9n\u00e8rent de l\u2019entropie, pour r\u00e9instaurer le beau et l\u2019inutile sont  des objectifs \u00e0 atteindre (Laurent Li\u00e9vens).<\/p>\n<p>L&rsquo;humain est devenu un  animal urbain. Dans la soci\u00e9t\u00e9 individualiste, on ferme sa porte et on est  libre (ce qui n\u00e9cessite des tonnes de b\u00e9ton) ; dans la soci\u00e9t\u00e9 du co-habitat,  gr\u00e2ce \u00e0 la synergie d&rsquo;alternatives comme les S.E.L., le partage des courses, de la cuisine, des machines (\u00e0 laver jusqu&rsquo;\u00e0 la voiture) , c&rsquo;est le groupe qui  rend plus libre. Pour l&rsquo;instant le co-habitat concerne les personnes riches  (pays de l&rsquo;OCDE), de plus de 50 ans \u2026 Il en est de m\u00eame pour les \u00e9co-villages,  les villes en transition. Certaines exp\u00e9riences, notamment en Su\u00e8de et au  Danemark, re\u00e7oivent un soutien financier et pratique des pouvoirs publics.<\/p>\n<p>Il faut envisager la ville autrement, d\u00e9passer la notion d&rsquo;\u00a0\u00ab\u00a0urbain\u00a0\u00bb et imaginer un monde post-urbain : la Terre est recouverte de villes dans lesquelles vit plus de la moiti\u00e9 de  l&rsquo;humanit\u00e9. Notre syst\u00e8me alimentaire d\u00e9truit le sol : comment r\u00e9apprendre les  savoirs ancestraux d&rsquo;agriculture paysanne pour supprimer l&rsquo;exportation\u00a0? L&rsquo;humanit\u00e9 a un destin \u00ab\u00a0d\u00e9croissant\u00a0\u00bb et l&rsquo;enjeu est de comprendre comment habiter la terre autrement, tout en \u00e9tant concret et pratique,  sortir de l&rsquo;utopie.<\/p>\n<p>La Nature ne nous est ni ext\u00e9rieure, ni int\u00e9rieure, elle est notre \u00ab\u00a0en-dehors\u00a0\u00bb ; notre soci\u00e9t\u00e9 (\u00e9ducation et parents, etc.) a fait le choix d&rsquo;adapter l&rsquo;humain \u00e0  un syst\u00e8me qui ne fonctionne pas. Pour garder un rapport spontan\u00e9 au  vivant, \u00e0 la Terre, il faut construire une relation qui dessine et donne place \u00e0 la nature. Le rapport au temps  est diff\u00e9rent dans la ville et dans la campagne. (Matthieu Li\u00e9taert) mais il  ne faut pas perdre de vue que la nature sauvage n&rsquo;existe pas quand l&rsquo;homme  s&rsquo;y int\u00e8gre.<\/p>\n<p><strong>ECHELLE HUMAINE ET TERRITOIRES<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;extension des villes am\u00e8ne  un ph\u00e9nom\u00e8ne de concentration\u00a0 (habitations, commerces, bureaux, entreprises). La voiture mod\u00e8le les villes : le village-rue. Il serait souhaitable de limiter cette extension \u00e0 un  certain pourcentage de territoire et de vouer le reste \u00e0 l&rsquo;agriculture.<\/p>\n<p>&#8211; La ville id\u00e9ale : celle o\u00f9 chacun se conna\u00eet. (Martine Dardenne). Il faut retrouver l&rsquo;\u00e9chelle  humaine ou, plut\u00f4t, les \u00e9chelles humaines, d\u00e9sirables et possibles. A partir de quel  moment un changement d&rsquo;\u00e9chelle entra\u00eene un changement de nature ? (Philippe  Gruca).<\/p>\n<p>&#8211; La ville id\u00e9ale : un  territoire o\u00f9 l&rsquo;on se sent bien. Se r\u00e9approprier le territoire pour se sentir bien  et bien dans la collectivit\u00e9 (Ezio Gandin), et jubiler de la finitude. Au sujet  des transports, nous devons nous interroger sur la n\u00e9cessit\u00e9 de la mobilit\u00e9  et la rendre techniquement souhaitable, mais ne pas faire l&rsquo;inverse.<\/p>\n<p>&#8211; Bergerac est une ville \u00e0 \u00e9chelle humaine gr\u00e2ce \u00e0 son \u00ab\u00a0retard\u00a0\u00bb par rapport \u00e0 l&rsquo;id\u00e9ologie de la croissance. Acc\u00e9der au d\u00e9senclavement mental ! (Simon Charbonneau).  Pour cela, une pens\u00e9e syst\u00e9mique permet de r\u00e9sister et d&rsquo;exp\u00e9rimenter.<\/p>\n<p>&#8211; La ville id\u00e9ale : le  territoire de mes liens. Le projet \u00ab\u00a0mosa\u00efques\u00a0\u00bb consiste en la juxtaposition de tout-petits territoires \u00ab\u00a0autonomes\u00a0\u00bb. L&rsquo;exp\u00e9rience de l&rsquo;auto-suffisance alimentaire est int\u00e9ressante pour le passage \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s-p\u00e9trole, car il r\u00e9pond \u00e0 la question \u00ab\u00a0comment alimenter les villes\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le rapport \u00e0 l&rsquo;alimentation  est une bonne clef d&rsquo;entr\u00e9e dans la  D\u00e9croissance car l&rsquo;alimentation pose la question agricole, donc la question rurale. Ainsi, l&rsquo;agriculture productiviste a des  avantages r\u00e9els au niveau de la production mais pose un probl\u00e8me de redistribution  et, sur le long terme, elle n&rsquo;est pas soutenable car mortif\u00e8re. Se pose la  question de ce que veut dire nourrir, avec quel contenu agricole, quelle pratique (ainsi, le fast-food n&rsquo;est ni soutenable, ni souhaitable). La question  de l&rsquo;approvisionnement alimentaire et \u00e9nerg\u00e9tique est cruciale, et li\u00e9e \u00e0  la recherche d&rsquo;un \u00e9quilibre entre la ville et la campagne (avec un approvisionnement le plus local possible) \u00e0 l&rsquo;exemple de Sienne. Ce qui  permet de redynamiser l\u2019espace rural.<\/p>\n<p>Le d\u00e9ferlement technologique provoque un processus de d\u00e9shumanisation du r\u00e9el. On est dans l&rsquo;inertie,  on accepte tout, on perd sa capacit\u00e9 d&rsquo;indignation : processus  d&rsquo;anesth\u00e9sie. On a adapt\u00e9 l&rsquo;homme \u00e0 un syst\u00e8me qui ne marche pas, mais celui-ci ne se  r\u00e9volte pas non plus\u00a0: se montrer p\u00e9dagogue pour provoquer une rupture et des actes.<\/p>\n<p>L&rsquo;exode urbain ne devrait pas \u00eatre le d\u00e9placement de de la ville \u00e0 la campagne mais la renaissance du local  que chaque territoire et habitants portent, selon son contexte et ses particularit\u00e9s. De la m\u00eame fa\u00e7on, il faut se pr\u00e9munir des dangers des rassemblements communaux qui sous pr\u00e9texte d&rsquo;\u00e9conomie d&rsquo;\u00e9chelles et de rationalisation (quelque fois av\u00e9r\u00e9) freinent l&rsquo;\u00e9lan d\u00e9mocratique, d\u00e9j\u00e0 galvaud\u00e9.<\/p>\n<p><strong>LIMITES ET CIVILISATION<\/strong><\/p>\n<p>La <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Religion_grecque_antique\" target=\"_blank\">religion grecque antique<\/a> ignore la notion de <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/P%C3%A9ch%C3%A9\" target=\"_blank\">p\u00e9ch\u00e9<\/a> tel que le con\u00e7oit le <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Christianisme\" target=\"_blank\">christianisme<\/a>. Il n&rsquo;en reste pas moins que l\u2019hybris constitue la faute fondamentale  dans cette civilisation. Elle est \u00e0 rapprocher de la notion de <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mo%C3%AFra\" target=\"_blank\">Mo\u00efra<\/a>,  qui signifie en grec \u00e0 la fois \u00ab\u00a0destin\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0part\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0lot\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0portion\u00a0\u00bb. Les anciens concevaient en effet le destin en termes de partition. Le destin, c&rsquo;est le lot, la part de bonheur ou de malheur, de fortune ou d&rsquo;infortune, de vie ou de mort, qui \u00e9choit \u00e0 chacun en  fonction de son rang social, de ses relations aux dieux et aux hommes<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Hybris#cite_note-1\" target=\"_blank\">[2]<\/a>.  Or, l&rsquo;homme qui commet l\u2019hybris est coupable de vouloir plus que la part qui lui est  attribu\u00e9e par la partition destinale. La d\u00e9mesure d\u00e9signe le fait de d\u00e9sirer plus  que ce que la juste mesure du destin nous a attribu\u00e9.<\/p>\n<p>Le ch\u00e2timent de l\u2019hybris est la <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/N%C3%A9m%C3%A9sis\" target=\"_blank\">n\u00e9m\u00e9sis<\/a> (\u00ab\u00a0destruction\u00a0\u00bb), le ch\u00e2timent des dieux qui a pour effet de faire se r\u00e9tracter l&rsquo;individu \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des limites qu&rsquo;il a franchies. <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/H%C3%A9rodote\" target=\"_blank\">H\u00e9rodote<\/a> l&rsquo;indique clairement dans un passage significatif\u00a0:<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Regarde les animaux qui sont d&rsquo;une taille exceptionnelle\u00a0: le ciel les foudroie et ne les laisse pas jouir de leur sup\u00e9riorit\u00e9\u00a0; mais les petits n&rsquo;excitent point sa  jalousie. Regarde les maisons les plus hautes, et les arbres aussi\u00a0: sur eux  descend la foudre, car le ciel rabaisse toujours ce qui d\u00e9passe la mesure<\/em><a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Hybris#cite_note-2\" target=\"_blank\">[3]<\/a><em>.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>Si l\u2019hybris est donc le mouvement fautif de d\u00e9passement de la limite, la <\/em><a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/N%C3%A9m%C3%A9sis\" target=\"_blank\">n\u00e9m\u00e9sis<\/a><em> d\u00e9signe le mouvement inverse de la r\u00e9troaction \u00a0vengeresse.<\/em><\/p>\n<p>La notion d&rsquo;Hybris n&rsquo;est pas r\u00e9serv\u00e9e aux personnages de la <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mythologie\" target=\"_blank\">mythologie<\/a>, du domaine de l&rsquo;<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Imaginaire\" target=\"_blank\">imaginaire<\/a> ni des h\u00e9ros de trag\u00e9die c\u2019est aussi la faute de personnages r\u00e9els,  celle dont par exemple <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Socrate\" target=\"_blank\">Socrate<\/a> accuse <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alcibiade\" target=\"_blank\">Alcibiade<\/a> dans les livres de <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Platon\" target=\"_blank\">Platon<\/a> .<\/p>\n<p>C&rsquo;est notre civilisation qui  est menac\u00e9e d&rsquo;effondrement. Il faut retrouver la mesure en toutes choses. La croyance en la capacit\u00e9 illimit\u00e9e de l&rsquo;humain am\u00e8ne un refus des  limites. \u00ab\u00a0L&rsquo;origine de la pens\u00e9e humaine n&rsquo;est pas ind\u00e9pendante de ses supports  et technologies\u00a0\u00bb (Foucault et Illich). Ne pas confondre technologie de  masse et technologie pour la masse (Gandhi). Un livre paru en 1973, est \u00a0toujours  d&rsquo;actualit\u00e9 \u00ab\u00a0Small is beautiful\u00a0\u00bb de\u00a0 Schumacher. L&rsquo;\u00e9volution technologique a sa propre logique : comment nous  adapterons-nous ? Il faudra choisir entre une technologie de puissance ou une technologie \u00e0 visage humain (\u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9 des m\u00e9ga-parcs d&rsquo;\u00e9oliennes g\u00e9antes). Ne pas  perdre de vue que nous sommes des usufruitiers.<\/p>\n<p align=\"center\"><em>\u00ab\u00a0Se  limiter, c&rsquo;est faire un choix pour le mieux\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Le passage de l&rsquo;oralit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture est \u00e0 la fois positif et n\u00e9gatif, l&rsquo;\u00e9criture a fait perdre  quelque chose, une facult\u00e9 \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir par soi-m\u00eame. C&rsquo;est un progr\u00e8s et un  regret. La technologie est trop souvent responsable de l&rsquo;abstraction\u00a0: on ne voyage plus, on se d\u00e9place. C&rsquo;est le r\u00e8gne du virtuel. L&rsquo;inertie s&rsquo;est impos\u00e9e,  il n&rsquo;y a plus d&rsquo;indignation et de r\u00e9volte (\u00ab\u00a0pi\u00e8ce et main-d&rsquo;\u0153uvre\u00a0\u00bb groupe grenoblois engag\u00e9s dans une critique radicale de la recherche  scientifique, du complexe militaro-industriel, du fichage, de l&rsquo;industrie nucl\u00e9aire et  des nanotechnologies. Du fait de ses r\u00e9f\u00e9rences bibliographiques, des textes  qu&rsquo;il publie et du type d&rsquo;analyse qu&rsquo;il d\u00e9veloppe, le collectif PMO participe  de la mouvance anti-industrielle\u00a0:<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.piecesetmaindoeuvre.com\/spip.php?page=plan\" target=\"_blank\">http:\/\/www.piecesetmaindoeuvre.com\/spip.php?page=plan<\/a>).<\/p>\n<p>Exemple\u00a0: en num\u00e9risant tous nos supports , nous pouvons perdre toute notre m\u00e9moire en quelques  secondes&#8230; (mot du \u00ab\u00a0cameraman\u00a0\u00bb)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le m\u00e9dia est le message\u00a0\u00bb : le num\u00e9rique est-il la fin de la culture ? Le message de la  D\u00e9croissance n&rsquo;est pas forc\u00e9ment le livre &#8230; Nous devons r\u00e9sister \u00e0 la destruction de l&rsquo;intelligence autonome, et inciter \u00e0 un usage du num\u00e9rique intelligent, ma\u00eetriser son usage, le maintenir dans un statut de serviteur (et non l&rsquo;inverse). Et, l&rsquo;usage doit \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 de fa\u00e7on collective.<\/p>\n<p>Le d\u00e9bat \u00e9tait le m\u00eame lors  de l&rsquo;invention de l&rsquo;\u00e9criture\u00a0:<\/p>\n<p>Platon rapporte le mythe de l\u2019invention de l\u2019\u00e9criture par le dieu \u00e9gyptien <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Thoth\" target=\"_blank\">Thoth<\/a>. Ce  passage insiste sur la menace que repr\u00e9sente l\u2019\u00e9crit pour la pratique philosophique. Platon  condamne nettement et sans ambigu\u00eft\u00e9 l\u2019\u00e9criture. Il condamne sans \u00e9quivoque  possible la pr\u00e9tention de l\u2019\u00e9criture \u00e0 dire la v\u00e9rit\u00e9. Il semble, pour Platon, que l\u2019oralit\u00e9 soit une forme plus ad\u00e9quate \u00e0 la manifestation de la v\u00e9rit\u00e9.  Platon a ni\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9crit la possibilit\u00e9 de reproduire sa pens\u00e9e de mani\u00e8re  int\u00e9grale. La civilisation dans laquelle \u00e9voluait Platon \u00e9tait elle-m\u00eame hostile \u00e0 l\u2019\u00e9criture, et l\u2019oralit\u00e9 maintenait le lien au temps et \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9.  Jacques Derrida se pla\u00eet \u00e0 rattacher au logocentrisme la v\u00e9rit\u00e9 platonicienne de  la secondarit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture sur l\u2019oralit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Avec Platon s\u2019\u00e9labore l\u2019id\u00e9al logoth\u00e9orique (de logos\u00a0: langage, pens\u00e9e, raison, et, theoria\u00a0: vision, contemplation), id\u00e9al de connaissance et d\u2019existence tout \u00e0 la fois, constitutif de la philosophie en tant qu\u2019elle est  id\u00e9aliste. L\u2019\u00e9criture constitue une insoutenable d\u00e9ch\u00e9ance du logos. Elle n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9e par Platon comme un bon v\u00e9hicule pour la pens\u00e9e philosophique principalement \u00e0 cause de sa rigidit\u00e9. Le discours ne peut adapter son  contenu selon la disposition int\u00e9rieure de son auditoire, il ne peut ni  distinguer devant qui il est juste de parler ni p\u00e9n\u00e9trer r\u00e9ellement l\u2019\u00e2me de ceux \u00e0  qui il s\u2019adresse. Par ailleurs, Platon \u00e9voque le philosophe dialecticien comme  l\u2019\u00e9gal \u00a0de la divinit\u00e9. La m\u00e9thode dialectique devient chez Platon le moyen par lequel l\u2019\u00e2me s\u2019\u00e9l\u00e8ve, par degr\u00e9s, des  apparences multiples et changeantes aux Id\u00e9es (essences), mod\u00e8les immuables dont le  monde sensible n\u2019est que l\u2019image, du devenir \u00e0 l\u2019Etre, de l\u2019opinion \u00e0 la  Science. Le philosophe parvient \u00e0 la contemplation de l\u2019\u00eatre vrai, qui est n\u00e9cessairement un, invariable, imp\u00e9rissable et qui n\u2019appara\u00eet pas, mais qui est seulement pensable. Le savoir l\u00e9gu\u00e9 au texte \u00e9crit s\u2019expose donc \u00e0 un double  p\u00e9ril\u00a0: d\u2019une part, s\u2019il tombe entre les mains d\u2019un auditoire ayant de mauvaises intentions, il risque d\u2019\u00eatre utilis\u00e9 \u00e0 des fins autres que celles  pr\u00e9vues au d\u00e9part\u00a0; d\u2019autre part, m\u00eame s\u2019il s\u2019adresse \u00e0 un auditoire pr\u00e9par\u00e9, sa forme fig\u00e9e ne lui permettra pas de r\u00e9ellement p\u00e9n\u00e9trer et transformer  l\u2019\u00e2me de ceux qui l\u2019entendent. Le discours \u00e9crit risque de produire des effets  plus n\u00e9fastes que b\u00e9n\u00e9fiques<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p><strong>La  D\u00e9croissance<\/strong><strong> est une chrono-logique.<\/strong><\/p>\n<p>Il faut d\u00e9marchandiser (d\u00e9privatiser) ces trois biens :<br \/>\n&#8211; les ressources (la terre),<br \/>\n&#8211; la monnaie,<br \/>\n&#8211; le travail.<\/p>\n<p>Maintenir le droit du  travail mais sortir de la religion du travail en limitant sa marchandisation.  Afin que notre viene soit plus empreinte par la domination du travail et de la consommation ni structur\u00e9e par l&rsquo;activit\u00e9 professionnelle.<\/p>\n<p>La somme de vrais loisirs  est inversement proportionnelle \u00e0 la somme de toutes les machines et  technologies \u00e0 notre disposition &#8230; Tout est connect\u00e9 \u00e0 tout. Le syst\u00e8me financier qui s&rsquo;\u00a0\u00e9croule est le tableau de bord de  l&rsquo;effondrement de ce syst\u00e8me hyper-connect\u00e9. L&rsquo;\u00e9conomie financi\u00e8re qui s&rsquo;effondre est  signe que l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle s&rsquo;effondre. A cette fin, il faut r\u00e9sister \u00e0 la destruction de l&rsquo;intelligence autonome (cr\u00e9er des poches de r\u00e9silience), retrouver notre autonomie pour casser cette interconnexion (\u00ab\u00a0M\u00e9gamachine\u00a0\u00bb). Le syst\u00e8me est trop complexe avec une hyperconnexion propre \u00e0 la mondialisation (ex\u00a0: l&rsquo;agriculture est  connect\u00e9 au p\u00e9trole en amont et \u00e0 l&rsquo;agro-alimentaire en aval)\u00a0: id\u00e9e du \u00ab\u00a0Parlement des fant\u00f4mes\u00a0\u00bb : d\u00e9claration des biens communs.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><br \/>\n<strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><strong>Rencontre avec nos amis belges  du MPOC<br \/>\n(Mouvement Politique des Objecteurs de Croissance).<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Le lendemain, nous avons rencontr\u00e9 des membres du MPOC, mouvement politique belge pr\u00f4nant la  D\u00e9croissance ( <a href=\"http:\/\/www.objecteursdecroissance.be\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.objecteursdecroissance.be\/<\/a> ). Jean-Luc Pasquinet \u00e9tait aussi de la d\u00e9l\u00e9gation fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Dans un premier temps, nous  avons \u00e9chang\u00e9 de nos exp\u00e9riences respectives dans la construction d&rsquo;un  mouvement politique autour des id\u00e9es de la D\u00e9croissance. Ni en Belgique, ni en  France, cette construction n\u2019est simple. Les Belges sont encore dans une d\u00e9marche constitutives. Plus sereins et plus prudents.<\/p>\n<p>Nous partageons l\u2019id\u00e9e que  les trois niveaux d&rsquo;actions politique ont leur importance pour notre  mouvement : individuel, collectif et politique (projet et spectaculaire).<\/p>\n<p>Nous sommes d\u2019accord pour  dire qu&rsquo;il y a autant de chemins vers la D\u00e9croissance que d&rsquo;objecteurs de  croissance.<\/p>\n<p>Nous avons \u00e9voqu\u00e9 la possibilit\u00e9 de mener des actions communes sur des th\u00e8mes transfrontaliers\u00a0:<br \/>\n&#8211; Campagne \u00ab\u00a0sant\u00e9-protection-enfance\u00a0\u00bb que les belges lancent. Ils nous ont invit\u00e9s \u00e0 relayer cette campagne en France. Nous nous montrons  enthousiastes quant \u00e0 cette id\u00e9e.<br \/>\n&#8211; \u00ab\u00a0Parlement des  fant\u00f4mes\u00a0\u00bb<br \/>\n&#8211; D\u00e9claration des biens communs \u2026 en rapport avec la d\u00e9claration d&rsquo;Evo Morales<br \/>\n&#8211;  D\u00e9sarmement<br \/>\n&#8211; Villes en transition<br \/>\n&#8211; Apporter une r\u00e9ponse collective sur les retraites, la s\u00e9curit\u00e9 sociale dont les r\u00e9ponses d\u00e9passent les fronti\u00e8res (DIA \u2026)<br \/>\n&#8211; Travail autour des  r\u00e9sistances, des alternatives concr\u00e8tes en \u00e9changeant nos pratiques. Que la  simplicit\u00e9 volontaire se transforme en alternatives concr\u00e8tes ainsi que les  utopistes<br \/>\n&#8211; Id\u00e9e d&rsquo;interpeller les autorit\u00e9s, par exemple sur la disponibilit\u00e9 des terres agricoles en  friche (association Terre de Lien)<br \/>\n&#8211; Relation  transfrontali\u00e8re puisque la d\u00e9croissance d\u00e9passe les fronti\u00e8res administratives<br \/>\n&#8211; Refaire des pique-niques.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #ff6600;\">S\u00e9jour \u00e0 Louvain La  Neuve<\/span><\/strong><\/p>\n<p>Louvain la neuve, et non  Louvain, est une ville nouvelle dont une partie est mont\u00e9e sur dalle.<\/p>\n<p>Avantage, pas de bagnoles  sur la dalle : quel calme. Inconv\u00e9nients : \u00e7a ressemble \u00e0 une station de ski  tr\u00e8s surfaite.<\/p>\n<p align=\"center\"><em>\u00ab\u00a0un truc compl\u00e8tement rat\u00e9 qui marche\u00a0\u00bb dixit JC-BG<\/em><\/p>\n<p>Dans la soir\u00e9e du samedi,  nous avons \u00e9galement act\u00e9 un projet pour 2012, qui permettrait de redynamiser  la D\u00e9croissance en politique.<\/p>\n<p>Plus tard, dans la soir\u00e9e,  deux d\u00e9croissants fran\u00e7ais ont dans\u00e9, chant\u00e9 sur l&rsquo;air de quelques chansons fran\u00e7aises de renom, notamment \u00ab\u00a0les lacs du Connemara\u00a0\u00bb d\u2019un objecteur de croissance notoire. <a href=\"http:\/\/www.becketts.be\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.becketts.be\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous \u00e9tions quatre objecteurs de croissance (Vincent Liegey, St\u00e9phane Madelaine, Christophe Ondet et\u00a0 Anne-Isabelle Veillot)\u00a0 \u00e0 se rendre en Belgique les 15 et 16 mai 2010 afin de participer au colloque \u00ab\u00a0Territoire et D\u00e9croissance\u00a0\u00bb organis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;occasion de la sortie &hellip; <a href=\"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/?p=468\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[26],"class_list":["post-468","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites","tag-territoire"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/468","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=468"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/468\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":469,"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/468\/revisions\/469"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=468"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=468"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.projet-decroissance.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=468"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}