Débats : Les Revenus de Base vus et discutés par « Un Projet de Décroissance »

projet-decroissance-ecosociete-quebecLe Revenu de Base Inconditionnel est de plus en plus mis en avant, discuté ou débattu ; aussi bien par des mouvements politiques, le monde universitaire que dans les médias. En plus de notre ouvrage, « Un projet de Décroissance« , nous vous proposons ci-dessous les réflexions de notre collectif sur ce sujet :

Quelques pas-de-côté :

Et une vidéo (notre contribution commence autour de la 21ème minute) :

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La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie, une alternative au tout-économique

Article publié dans « Moins! » No 23 de juin-juillet 2016
dans le cadre d’un dossier spécial sur le Revenu de Base

Depuis plusieurs semaines, l’idée d’un Revenu de Base (RdB) revient régulièrement dans les débats publics. Il y a d’un côté ses partisans et de l’autre ses détracteurs. Et chacun-e y projette ses craintes ou ses espoirs, comme si chacun-e y projetait, en creux, des projets de société totalement différents. Les débats sont alors faussés et confus. L’erreur serait de réagir aux maux d’une société en panne par un outil, sans l’insérer dans un projet de société et sans aborder la question du trajet. Alors, parlons du projet. « Un Revenu de Base » ? Pour quoi faire? Dans quel but ? Pour quelle-s société-s ? Qu’est-ce que nous souhaitons, comment pouvons-nous le réaliser et de quelles façons ?
Avec la Décroissance, nous soulignons les limites physiques que nous dépassons allègrement. Nous questionnons le caractère non désirable de ce modèle de société, induisant la croyance que « -plus- » suffirait à faire sens. La Décroissance est une pensée multi-dimensionnelle et radicale. Nous relions les problèmes les uns aux autres afin de proposer des pistes susceptibles de dessiner des transitions démocratiques et sereines vers de nouveaux modèles de société soutenables et souhaitables. Ces chemins potentiels sont fondés, notamment, sur : la relocalisation ouverte ; des outils de repolitisation et de sécurisation de la société ; une réappropriation de la démocratie et du sens des limites ; la démarchandisation du monde ; une sortie de la religion de l’économie ; la remise en cause de la création monétaire par la dette ; une éducation non aliénante et la communication non-violente…
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La Décroissance, une vision pour des sociétés plus justes et plus sobres

Article publié dans le n°14 des Nouveaux cahiers du socialisme, revue canadienne, automne 2015.

 « Tout ceux qui, à gauche, refusent d’aborder sous cet angle la question d’une équité sans croissance, démontrent que le socialisme, pour eux, n’est que la continuation par d’autres moyens de rapports sociaux et de la civilisation capitaliste, du mode de vie et du modèle de consommation bourgeois. » André Gorz.

Depuis plusieurs décennies, c’est toujours la même rengaine : « comment relancer la croissance ? ». A gauche comme à droite, de Merkel à Obama, de Sarkozy à Orban, de Hollande à Harper, une seule solution, la Croissance. Comme une pensée magique, un totem.
La croyance que le Croissance serait encore la solution à tous nos problèmes reste profondément ancrée dans l’imaginaire collectif, à tel point qu’on assiste à un arc-boutement collectif pour « la relancer ». Pourtant, nous sommes de plus en plus nombreux à oser questionner la Croissance. Est-elle encore possible ? Est-elle souhaitable surtout ? Continuer la lecture

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L’utopie d’hier est devenue la réalité d’aujourd’hui !

Comme chaque année, à l’arrivée de l’automne, nous nous retrouvons à bord de notre péniche. Le moment vient de l’amarrer jusqu’au sortir de l’hiver, et nous avons pris l’habitude de le faire tous ensemble, Vincent, Stéphane, Christophe, Anne-Isabelle, moi et quelques autres. Au rythme de l’escargot, nous remontons la Seine, jusqu’au Tout-Petit-Paris, jusqu’au canal Saint-Martin, jusqu’aux origines.

Cette année, l’évènement prend une importance singulière. Loin des innombrables célébrations partout en Europe, à l’abri des bals, des carnavals, des critériums cyclistes, organisés dans chaque ville, village, quartier ou cour d’immeuble, nous avons choisi de fêter simplement, dans la convivialité heureuse et l’automodération qui nous a symbolisé, les dix ans de l’instauration de la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie comme un droit inaliénable de l’Homme. Trente-sept ans auparavant, les éditions Utopia1 publiaient “Un projet de Décroissance. Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie2. Ce n’était qu’un projet. Pour certains, une lubie de libéraux-libertaires, ou de petits-bourgeois en mal de reconnaissance médiatique3. Pour les apôtres de la Croissance, une hérésie. Pour tous, une Utopie.

C’était notre horizon, notre cheval de bataille, notre marque de fabrique. Nous en avons débattu longuement, en dehors de notre outil de réappropriation de la politique, le Parti Pour La Décroissance4, puis en dedans. Le consensus s’est élargi avec les partenaires de gauche, la convergence s’est créée au niveau international. Ça nous a vite dépassés. Nous assistions, stupéfaits, à la naissance d’un nouveau monde… non sans heurts, ni violences… le chemin fut long quand on y repense.

Vincent nous sert un Unicum en apéritif. Nous savourons le breuvage, venu directement en vélo et en train des contrées magyares et donc rare. Mais l’occasion le mérite. Anne-Isabelle nous a ramené du fromage de chèvre issu de sa ferme des Yvelines. Les retrouvailles commencent sous les meilleurs auspices, et la journée n’en est qu’à son début.

Personnellement, je n’y ai jamais cru. La marche était trop haute, le fossé trop profond. Même pendant mon court mandat de secrétaire national du PPLD, je suis resté persuadé que nous avions cause perdue, que la barbarie allait triompher. J’ai pourtant continué, avec les copains et copines, à militer, à débattre, à écrire, et à douter. Mais aussi à expérimenter, à nous réapproprier des savoir-faire, des espaces de liberté, de convivialité et d’autonomie. Il ne nous restait plus que ça : y croire, ou se résigner à la violence, la peur et les replis sur soi. Nous semions des graines, en espérant qu’un jour elles puissent éclore.

Dès 2013, nous prétendions que la transition était en marche5. Je la voyais plutôt rampante, à l’agonie, mais j’avais tort. Elle courait à perdre haleine. Le monde d’alors, brutal, égoïste, injuste, insoutenable, n’est plus désormais qu’un sujet d’étude, une histoire que je raconte à mes petits enfants pendant les veillées d’hiver.

Le chemin a été violent, parfois, il n’a pas toujours emprunté les sentiers auxquels nous nous attendions. Le clivage a été réel, la masse critique longue à se dessiner. Mais lorsque l’on donne à voir, à rêver, à aimer un projet à d’autres, et qu’ils commencent à leur tour à voir, à rêver, à aimer ce projet, avant même qu’il existe, cela ne peut que marcher. De tous les côtés, l’utopie avançait.

D’abord, dans les pays du Nord, l’instauration d’un revenu maximal, voté très tôt après les événements violents du milieu des années 2010. Puis la loi sur les 30, puis sur les 25 et les 20 heures de travail.

Ensuite, après la tentative de reprise du pouvoir par l’oligarchie du début des années 2020, l’instauration d’un revenu de base6 à l’échelle européenne, grâce à une reprise en main démocratique de la banque centrale européenne et de la création monétaire.

Dans le même temps, au sud de l’Europe ravagée dès 2008 par l’ultralibéralisme et ses plans d’austérité, la floraison, l’éclosion, l’essaimage de dizaines, centaines, milliers d’alternatives concrètes : la réappropriation du foncier, l’interdiction de l’agriculture intensive, la gratuité des transports de proximité, le renchérissement de l’électricité, les jardins partagés, les marchés parallèles et gratuits, les monnaies locales, la fin du tout-voiture, les cours de communication non-violente…

S’appuyant sur cette dynamique des alternatives concrètes, et sur une culture de la non-violence, toutes ces décisions ont modifié en profondeur nos sociétés et ont mis un coup d’arrêt au productivisme et accessoirement à la précarité. « La repolitisation de la société et la resocialisation de la politique »7, comme on disait à l’époque, voyaient le jour !.

Par le haut comme par le bas, du nord au sud, nous y sommes arrivés.

A la cinquième bouteille, nos âges commencent à se faire vraiment oublier. Les copains se marrent à l’évocation de Beaugency et de la plateforme de convergence8 par Vincent. Certaines plaies ne sont pas refermées, mais le moment est à la légèreté. Après tout, on ne se voit qu’une fois l’an. Parcourir les centaines de kilomètres qui nous séparent le reste de l’année, ce n’est plus si simple, (mais les modes de transport sont tellement plus conviviaux, offrant un autre rapport au temps et aux autres…) et depuis l’Effondrement, les relations virtuelles sont réduites à peau de chagrin.

Ce n’est pourtant pas le temps qui nous manque. Je n’ai jamais eu le privilège de “partir en retraite”, mais j’ai eu la chance de ne pas avoir à trop travailler. Ces trente dernières années, je n’ai fait que deux choses : ce qui était nécessaire à la communauté (ramasser les ordures – d’ailleurs, c’était mon tour hier !), et ce qui me faisait envie. Chaque jour, nous vivons plusieurs vies : manuelles, artisanales, intellectuelles, contemplatives, artistiques, conviviales, politiques, festives… Plus personne ne se condamne à des tâches ingrates, mis à part les quelques rares politiciens qu’il nous reste. Les mêmes que je n’imaginais pas une seconde, en 2013, céder au peuple et au bon sens, et instaurer une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie.

Finis les minimas sociaux, les écarts de revenus immoraux, les goldens parachutes. Finis les taux d’intérêt, finies même les banques d’affaires, finis les boursicoteurs, les shareholders, les hedgefunds, et autres sauvageries économiques. Du berceau au caveau, chacun reçoit donc sa part de richesse, en simple contrepartie de son existence.

Chaque mois, c’est un peu de monnaie locale qui tombe dans l’escarcelle de tous. Les compteurs d’eau, d’électricité, de gaz sont remis à zéro, une fois facturés les mètres cubes et kilowattheures qui dépassent le plafond accordé en fonction de la composition du foyer. Des zones d’échange et de gratuité s’installent pour quelques jours sur les places communales, chacun venant y faire son choix, ou déposer ce dont il n’a plus l’usage. C’est le paradis des collectionneurs, et des ultralibéraux nostalgiques, qui viennent y chiner télévisions à écran plat, smartphones, manuel d’économie du début du siècle, ou four à micro-ondes. Le reste du temps, il y a les ressourceries et leurs bataillons de bénévoles, qui, dans une ambiance festive, mettent à disposition vêtements, meubles, vélos, et savoirs, ces derniers s’échangeant comme un simple bonjour.

Le premier dimanche, chacun s’inscrit pour les tâches collectives du mois à venir, à raison de quelques heures par semaine. Ceux qui choisissent de travailler à temps plein, pour gagner jusqu’au RMA9 -soit quatre fois la DIA- en sont dispensés. Les enfants aussi, occupés qu’ils sont à apprendre les fondamentaux de la communication non-violente, de l’entropie, de la permaculture, et des arts.

Avec la fin du pétrole, ont disparu la quasi-totalité des métiers du secteur tertiaire : il a fallu retourner à la terre, à la manufacture, au raisonnable. Ça n’a pas été compliqué : le choc a été amorti par la DIA, et les gens n’ont pas perdu leur emploi dans le sang et les larmes. Ils n’ont pas perdu de revenus, ou peu, ils n’ont perdu que leurs chaînes. La plupart ont été heureux de quitter leur entreprise : en silence, ils n’attendaient que de pouvoir le faire. Ils ont repris une activité de leur choix, où ils s’épanouissent, où ils rendent service. Au lieu de passer des heures en open-space pour payer le loyer de la maison de retraite ou l’assistante maternelle, chacun a pu renouer des liens avec ses proches, s’occuper de ses parents, de ses enfants, ou de proches handicapés. Nous ne sommes pas beaucoup moins nombreux qu’en 2013 à peupler la Terre. La malbouffe, le stress, la pollution ont fait baisser l’espérance de vie, et nous sommes, qui sait, peut-être la dernière génération à atteindre les 80 ans. Bien que la stagnation de cet indicateur ces dernières années soit encourageant pour l’avenir. Tous vivent heureux, en bonne santé, le sourire aux lèvres, débarrassés de l’inquiétude et du stress chronique, égaux et soucieux du respect des autres. Aucun d’entre nous ne se préoccupe de nos obsèques : tout sera pris en charge par la collectivité. Et puis, nous acceptons désormais la mort,  libérés de l’illusion d’immortalité entretenue de manière inconsciente par la société de Croissance. A l’opposé du spectre, les enfants ont réappris à s’ennuyer et à imaginer, à taper dans des vestiges de ballons de cuir, à jouer aux cartes en pariant des vieux billets d’euro. Il n’y a pratiquement plus d’argent en circulation.

Le principal obstacle à la Dotation Inconditionnelle d’autonomie, l’objection majeure à laquelle il nous a fallu répondre, à savoir la question du financement, est tombée en même temps que la bourse et les banques. Le capitalisme, confronté au mur physique, n’a pas été si résilient que cela. Puisqu’il n’y a personne pour faire du profit sur la production, pour spéculer sur l’immobilier, il n’y a plus besoin de mettre une valeur marchande derrière chaque chose. La valeur d’usage a repris sa place centrale.

La nuit tombe. Stéphane est encore une fois venu avec ses disques préférés. Je regrette parfois l’époque où la musique se faisait électrique. Nous avons beaucoup conservé des techniques d’il y a quarante ans. Mais il a fallu, néanmoins, retrouver la raison, et se débarrasser de gadgets, de caprices. Et puis, la tendance est à la douceur, à la déambulation, à la pratique universelle, et ce sont les orchestres acoustiques qui s’y prêtent le mieux.

Aujourd’hui, on ne produit plus que le nécessaire. Ni plus, ni moins. Nous vivons l’abondance frugale. Chacun a de quoi manger, de quoi boire, de quoi vivre et s’amuser, et, depuis la loi de réquisition, un toit pour se loger dont les premiers mètres carrés sont pris en charge par la communauté et entretenus par tous. Nous sommes entrés dans l’ère du post-extractivisme, du post-consumérisme. Tout cela n’aurait jamais été possible sans l’avènement d’une réelle démocratie, bien sûr. L’évidence et la nécessité sont apparues de concert : c’est localement que les décisions devaient être prises, par l’ensemble des habitants, qui, informés de manière libre, coopérative et contradictoire, ont substitué le bon sens, la réalité du terrain et le consensus à la république des experts.

Ainsi, mon droit de tirage mensuel en eau, dans mon immeuble intergénérationnel du littoral normand, est loin d’être identique à celui de Christophe, réfugié dans un Massif Central aux étés arides. La politique n’est plus un mot-repoussoir, elle est au cœur du tissu social. Paradoxalement, il nous a fallu attendre la mise en œuvre de notre projet pour découvrir ce que signifiait “être aux affaires”. Nous n’avons jamais cherché la prise de pouvoir, nous n’étions de toute façon pas très doués pour cela. Dès lors, pourtant, qu’il s’est agi d’assumer localement des responsabilités, nous ne nous sommes pas défilés. J’y ai moi-même pris du plaisir. Je sais que ce n’est pas le cas de tous, et nous en parlons encore à l’heure où la lune nous domine majestueusement. Je leur redis de nouveau combien ces échanges, ces débats, ces rencontres, ces échecs, parfois, m’ont enrichis bien plus que je ne l’avais espéré.

Il reste malheureusement encore beaucoup à faire. La nature reprend ses droits, mais la mégamachine nous a laissé un héritage lourd : le démantèlement des centrales nucléaires, la dépollution des sites industriels, les interdépendances à l’échelle internationale, surtout au pétrole, qu’il a fallu déconstruire et aussi ces sols morts, tués par l’agriculture intensive…

Aujourd’hui, nous amenons nos enfants visiter les vestiges de la technostructure. Le Parlement Européen est devenu un modèle de cette bureaucratie ne fonctionnant que pour elle-même. On visite les aéroports. On erre sur les derniers échangeurs autoroutiers qui ont survécu… Les villes telles que nous les connaissions ont disparu. Fini les pubs, le béton, les sols artificiels, les bagnoles. Place à l’agroécologie et l’agroforesterie, à des espaces de convivialité !

Si la démocratie est devenue possible, c‘est aussi parce que les relations humaines, entre hommes et femmes, entre anciens dominés et anciens dominants, se sont apaisées, assainies. Le patriarcat résiste encore dans certaines poches de la population, mais vit probablement ses dernières années. L’idéologie de la lutte des classes n’a pas survécu longtemps à la mise en application de l’espace écologique des revenus10. Les rapports Nord-Sud se sont reconfigurés depuis que nous avons pratiquement cessé toute exploitation de la terre comme des peuples.

Au petit matin, nous atteignons la ceinture vivrière qui a remplacé une grande partie du périphérique parisien, le long de l’ancienne porte de Saint-Cloud. La ville bruisse toujours, les gens rient, dansent, s’embrassent, trinquent, nous saluent. Ils célèbrent notre accomplissement à tous. C’est tous ensemble que nous avons fait. Nous n’avions plus le temps de nous plaindre, nous n’avions plus le loisir de critiquer. Il nous a fallu agir, et ça a été épuisant. Quarante ans, c’est tellement rapide, tout est allé très vite. Et ce n’est pas fini. La DIA n’est pas le bout du chemin. Il reste tant à faire, à inventer. Je sais l’avenir exaltant pour ma fille, et pour ses propres enfants.

Je n’y ai jamais cru”, conclus-je, au lever du soleil. Tout cela se déroulait devant moi, ici, ailleurs, discrètement ou sous les feux des projecteurs, mais je ne voulais pas le voir. Même convaincu de mon propos, j’avais peur de le voir mis en pratique. La barrière psychologique fut la dernière à tomber, et la plus dure à abattre. Mes repères devaient disparaître petit à petit, le monde dans lequel j’avais grandi se transformer sous mes yeux, grâce ou malgré moi, et je ne voulais toujours pas y croire. C’est beaucoup demander à un homme que de voir s’écrouler aussi vite les fondations de son éducation, sans avoir la certitude d’en sortir plus heureux.

Je croyais cela impossible. J’étais sans doute le seul. Car la vague était inarrêtable. Trente-sept ans plus tard, l’utopie d’hier est devenue la réalité d’aujourd’hui.

Thomas Avenel

Avec Anisabel Veillot, Christophe Ondet, Cynthia Petei Sapiri, Stéphane Madelaine et Vincent Liegey du collectif « un projet de Décroissance »

http://www.projet-decroissance.net/

contact@projet-decroissance.net

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Global Degrowth Day – GoodLife for All!

On 1st June 2019 there will again be many different public events all over the world to share alternatives to a growth based society. We want to show: A good life for all is possible!

All people, groups, organizations and movements that feel connected to this idea are
asked to participate. Create local actions and events that show alternative ways and ideas
leading beyond a society that relies on economic growth. We want to make these ideas
visible for as many people as possible. We imagine a diverse movement for global justice,
sustainability and well-being. By putting your ideas into practice we can create a more selfdetermined and thoughtful way of living together. And a global action day can help to
connect different existing initiatives to be part of a colorful and diverse movement for
degrowth.

  • What do we mean by “good life for all”?

A good life for all requires a way of doing business and a form of society that aim at the
well-being of all people and fellow creatures and protect the ecological basis of life. This
can only be achieved by a fundamental change in our current mode of living and
production as well as a comprehensive cultural change. For us, the values of such a
society include mindfulness, deceleration, solidarity and cooperation in order to make
possible a self-determined life in dignity for all. As necessary further steps we see among
other things a careful handling of resources, the orientation towards sufficiency and a
reduction of production and consumption in the Global North. We also need to develop
more democratic forms of decision-making to enable genuine political participation, and to reduce global structures of domination and exploitation, such as racism, sexism and neocolonialism, so that everyone can actually participate in the good life. Such an approach is also called degrowth or post-growth. See also https://www.degrowth.info/en/what-isdegrowth/What happens on the “Global Degrowth Day – Good Life for all!” in 2019?

Since 2013 there was the yearly degrowth picnic (https://picnic4degrowth.wordpress.com/)

– a world wide action day that unites events of many different kinds that support the
degrowth idea. In Germany a similar day with the motto „Good life for all“ took place in
2018 (https://www.degrowth.info/en/our-projects/good-life-for-all-day/).
Starting in 2019 both days will be combined: The action day „Global Degrowth Day – Good life for all“ will take place on 1st June 2019. On this day, local initiatives will organize public events and actions to make clear: Together we say no to the alleged lack of alternatives. We want to show concrete scope for action and alternatives to the capitalist growth society, because a good life for all is possible!
Organize a picnic and talk about a “good life for all” – change often starts with a relaxed chat around good food. Of course, other forms are possible: be it a public debate with degrowth activists, a bicycle tour to a local CSA farm (Community Supported Agriculture), a visit to the next Repair Café, a demonstration in front of a coal power plant… you can decide! But we recommend to have during, before or after the event, a convivial part, where people can interact and share food/drinks together.
Participate!

On our website https://www.degrowth.info/en/globalday/ you can find a collection of ideas with examples and helpful hints – how to organize events, how to do PR etc.
You already know what you are going to do? You can publish all events yourself on the website – if possible by 24th May 2019. And please don’t forget to take fotos (or videos) of your event so we can collect and publish them afterwards (on our website and facebook) to show the diversity and creativity of people organizing their “Global Degrowth Day” all over the world!

  • Who we are ?

This event is organized by the working group “Activism”, see degrowth.info/en/groups/ for description and contact information. New members are welcome! In case of questions, please send a mail to globalday@degrowth.net.

The Global Degrowth Day is supported by

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Documentaire La Décroissance, du mythe de l’abondance à la simplicité volontaire

Dans le cadre du Documentaire « La Décroissance, du mythe de l’abondance à la simplicité volontaire » réalisé par Luis et Manuel Picaso Casariego en 2015, retrouvez l’interview de Vincent Liegey autour des questions de développement, de la technologie et des expérimentations politiques et collectives de la décroissance.

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Unconditional Autonomy Allowance (UAA): A tool for equity and dignity Abstract

In the last four years, inside the French Degrowth movement*, a social and economic tool able to initiate and support a democratic transition towards sustainable and desirable societies based on Degrowth has been developed. This discussions and thinking were made around the idea of basic income, resource caps, open relocalisation, free access of a “good” use of resources, etc. and also a radical reform of the economic and financial system.
Hence, a redistribution of resources through the creation of the Unconditional Autonomy Allowance (Dotation Inconditionnelle d’Autonomie) necessarily coupled with a fixed maximum income has is proposed. The allowance is designed to relocalise the economy whilst preserving national and international solidarities, to gain emancipation from the central value of “work”, to get rid of the religion of economics, in order to achieve self-management, food and energy self-sufficiencies by getting out of the dependency onto non-renewable resources, mainly oil and to re-engage citizens’ participation in politics.
This allowance would be unconditionally applied from birth to death; it covers free use of energy, water and food, free access to goods and public services (food, education, health, transport) and the creation of local non speculative currencies.
It would also be an economic tool to get rid of the debts crises and the speculation trap in creating new local, social, participative and non-speculative economic systems.

Vincent Liegey, member of the French Degrowth Party (Parti Pour La Décroissance)*, PhD student at the University of Economics of Budapest**
* English page of the French Degrowth party website: www.partipourladecroissance.net/?cat=44
** The article was written with the precious help of Anisabel Veillot, Christophe Ondet and Stephane Madelaine, active Members of the French Degrowth Party (Parti Pour La Décroissance).
All together, we will publish a book about this UAA: Un projet de Décroissance : Manisfeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie, Edition Utopia, Janvier 2013.

Promoting a democratic and serene transition towards sustainable and above all desirable societies.

“The first of all Degrowths1 must be degrowth of inequalities”. Thus, one of the propositions often mentioned and debated by the Objectors to Growth (OG)1 is the implementation of an Unconditional Autonomy Allowance (UAA) 2 coupled with a Maximum Authorised Income (MAI)3. The UAA would be granted to all on an equal basis from birth to death, in order to guarantee a descent way of life not tied up with holding a job4. This allowance would be individual, inalienable and accruable with any other income: as a way to acknowledge each community member’s contribution to society, throughout all his/her activities, mainly the non-mercantile ones.
Without being an end in itself, the UAA could be a formidable economic and social tool to initiate a democratic and serene transition5 towards an exit from the enslavement of work, from capitalism, an open relocalisation of the economy, a re-politicisation of society through the reappropriation of our life choices, which will allow everyone to take part in the building of sustainable, desirable and convivial Degrowth societies.

I- Why an Allowance?

1- An allowance for a degrowth in inequalities

Once implemented, the Unconditional Autonomy Allowance would allow each person to enjoy decent and dignified living conditions by giving primacy to each individual’s autonomy and by freeing him/her from the dependency on paid work. At the same time, it would provide an exit from the damaging cycle of exclusion and humiliation associated with rising unemployment, particularly among the youngest people. Because of its automatic attribution to all, there is no exception in practice or by right. The UAA strengthens the social protection system as a whole because it guarantees a range of essential goods and services. It creates a secure climate and it becomes an essential tool for a new social model, since neither a job nor traditional social subsidies can guarantee the right to a dignified existence. The UAA would create this essential social solidarity between all the society members.

Besides, this allowance would necessarily be coupled with the instauration of a Maximum Authorised Income (MAI), the amount of which would be agreed upon in a democratic manner, so that it can reduce the income gaps, since the aim of political Degrowth is to truly reduce inequalities.
Since it is allocated to everyone and any extra earnings are subjected to an incremental taxation rate, the UAA would reduce inequalities.
Some people argue that the instauration of the UAA would render the MAI obsolete because, with the UAA, inequalities would be less chocking because everyone would enjoy material conditions sufficient to lead a decent and dignified way of life. We argue that the MAI is also a way to reduce the ecological footprint of the better offs, to prevent scandalous waste and outrageous practices and, above all, to free our imaginary from the influence of the lifestyle of the rich6.
Finally, in view of the economic and social crisis, which affects more and more citizens and, most importantly, in view of the incoming crises7, it is necessary to re-create a sense of serenity and security. In fact, the fear of the future and suffering lead to identity crises, hatred, violence, frustrations8; hardly the conditions for a democratic transition. We must revive hope and serenity and provide protection for the blossoming of positive and creative endeavors. We must create new solidarities for the transition to be participative.

1 We distinguish Degrowth (capital “D”), which is at once a bomb-like slogan, the name of a new political movement and the name of a political project, with degrowth (small “d”) which refers to the primary meaning of the word in French such as degrowth of inequalities or ecological footprint. See :
– 10 entretiens filmés pour mieux comprendre la Décroissance Politique avec Vincent Liegey -http://www.partipourladecroissance.net/?page_id=6736
– By the way, what is economic growth? – http://www.partipourladecroissance.net/?p=7102
– Degrowth: what is behind this off-putting word? – http://www.partipourladecroissance.net/?p=6965
– Introduction to Degrowth – http://www.partipourladecroissance.net/?p=6963
– Martínez-Alier, J., Pascual, U., Vivien, F., Zaccai, E., 2010, Sustainable de-growth: Mapping the context, criticisms and future prospects of an emergent paradigm, Ecological Economics 69., 1741-1747.
– Latouche, S., 2006, Le pari de la Décroissance. Fayard, Paris.
1 OC: Objecteurs de Croissance in French.
2 DIA : Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (French).
3 RMA: Revenu Maximum Acceptable (French).
4 This last condition is open for discussion and the attribution of the UAA can be contingent to the regular participation to civic actions or to the instauration of a civic service.
5 Vincent Liegey (collective text), November 2010: “Will Degrowth be authoritarian? Degrowth will be democratic or it won’t exist at all!. Degrowth Magazine, Number 74. – http://www.partipourladecroissance.net/?p=5008

2- An allowance to get rid of the enslavement to work

The UAA is mainly a tool for the realisation of fundamental rights. It frees each and everyone from the “work” paradigm9 by turning it into a voluntary and fulfilling activity10. This allowance is part of the reflection whereby the emancipation of men and women is not tied up to work. Erecting work as a fundamental value resulted from a productivist and consumerist ideology, which is not compatible with the fulfilment of the person. Furthermore, the work environment has turned into a world of competition with unemployment looming, together with the stress of new management methods, destroying conviviality, due to the incessant search for productivity and the loss of meaning of the repetitive tasks, or when this work has harmful impacts on society11.
A tool to decolonise our social imaginary, the UAA aims at making work no longer our sole reference point, the only foundation of the social link and the only way of leading a dignified life. With this allowance, we would cease to depend on the status linked with paid employment for our economic and social integration. It allows for the expansion of our means of expression, eitherindividual or collective. It is about leaning towards a society where activities are chosen and freely negotiated, instead of enforced work, whilst favouring the emergence of a “third sector” (associative, familial, political and cultural activities, so “non-commercial” activities).

Furthermore, with the UAA, unemployment ceases to be a social and economic problem and it favours a distribution of difficult tasks. It represents a plus in that direction and it could then trigger a real sharing of heavy-duty jobs. The UAA will affect remuneration levels and would make for a better evaluation of wages for each job, so that these activities can be voluntary, whilst re-evaluating remuneration for the hard jobs could be re-organised within a “community service” for all to participate in.
Without meaning a desertion from the labour market, the UAA would trigger the reduction of the economic activity. But, is this really a problem since we already produce too much and live beyond our means and needs12? It will be up to each individual to get organised and adjust to degrowth of everyday waste and superfluous creation. That is: not spending one’s life producing useless goods to sell them to people who don’t need them.

6 Thorstein Veblen and his theory of the Leisure class (1899), used by Herve Kempf in his book,
Comment les Riches Détruisent la Planète, 2007, Seuil, Paris.
English translation: How the Rich Are Destroying the Earth, 2008, Chelsea Green Publishing.
7 A crisis linked to the scarcity of primary resources which triggers a price increases, responsible for successive recessions, always impoverishing the most vulnerable. See, among others, Richard Heinberg’ s excellent analysis of the 2008 crisis: “A temporary recession….or the end of Growth”. http://www.partipourladecroissance.net/?p=4425
See also:
– To stop the massacre: neither austerity, nor reflation… but Degrowth! – http://www.partipourladecroissance.net/?p=7184
– The debt crisis: plan B comes from oBjection to growth – http://www.partipourladecroissance.net/?p=6788
8 A Degrowth reading of the French vote for the far right: the symbol of the failure of a model of civilisation? – http://www.partipourladecroissance.net/?p=7449
9 Open letter to François Hollande: Let’s transform Aulnay-Sous-bois social tragedy into an ecological and economic transition opportunity for a desirable future. – http://www.partipourladecroissance.net/?p=7518
10 Andre Gorz: ‘Metamorphose du travail’, Folio Essais, 2004, and “Repenser le travail’, écoRev Number 28, Autumn-Winter, 2007.
11 For example, see the initiatives of civil disobedience within public services and the agents refusing to follow directives going against the very notion of public service. For example engineers rejecting planned obsolescence and the creation of goods, the purpose of which is just to support the economy.

3- An allowance to get out of capitalism and economicism (religion of economics)

The UAA is a device to get out of a society based on growth, productivism and consumerism which influences our lives, needs and hopes. It is a necessary condition to start the turnaround towards Degrowth societies. But, the UAA will only be efficient if this allowance opens up the way for another type of society, one not based upon living to consume. To propose the UAA is to fundamentally question the capitalist logic in search of another type of social organisation, designed to go beyond helping out the most disadvantaged or to modify the system at the margins, but to get rid of it altogether since it has reached a dead end.
Capitalism is about turning every action into a commercial one. A soft exit out of capitalism is the opposite. This is why this allowance must be inscribed within the sphere of free use since every free resource, the ownership of which is collective and its use is shared, becomes automatically part of the UAA. It provides an escape away from the market forces. This free use is justified by an appropriate use and is balanced by incremental taxes imposed for the misuse of services and resources. A collective negotiation is necessary about the needs and the fields of public interventions designed to deliver essential goods and services and about the role and place of the economy but also about the limits that must be imposed. This free use must be socially and democratically organised and endorsed.
Thus, the UAA is synonymous with free access to goods and services collectively owned and managed, on par with the right of shared usage. A few pathways are mentioned further on. In fact the UAA would allow everyone to enjoy a small but sufficient share of the collective wealth.
The UAA is not a quantitative income in a national currency. This is a major difference with the concept of basic income. Our reflections on the concept of allowance are based on traditional basic income proposals but not exclusively. They are also based on the fields of extension of free use (free access, quasi-free access for good use and incremental cost increase for misuse). They also entail reflections on local currencies and a serene and democratic transition towards Degrowth societies, and the exit from capitalism and productivism. This is our critic of the basic income, even though we recognise that it represents a social and cultural step forward. We fear that it is not going far enough and that it is a palliative measure for a sick society, since it could reinforce the capitalist system, not by sharing goods but money around, without questioning its meaning and use.
The UAA disturbs the Growth imaginary and is centred on the basic and essential needs required to support the individual and collective blossoming framed in values different from the capitalist ones.
Financing the UAA: a real false problem: towards an exit from economicism.
The financing of the UAA is often invoked to show that it is impossible to achieve thus relegating it into the category of dreams. But, the reality is quite different. Many studies13 have shown that the UAA is feasible. It is a political and societal choice we must assume and, above all, it is a matter of imagining a new paradigm. For this new society to eventuate is not simply an electoral affair; a majority of the citizens must be mentally ready for a lifestyle change: to stop working to consume, but to be autonomous and live together in harmony.
Many opponents of the UAA use the affordability argument to reject it outright rather than engaging in a deeper reflection about its sense and ambitions. This argument is shallow and reeks of deceit, since in the past our society has overcome many more complicated and costly situations. We only need to recall the ambition of the French National Council for Resistance (Conseil National de la Resistance) and the measures implemented after WWII. Closer form us, the bailout of the banks (and of the financial system) has shown that the States can swiftly access monetary resources. The affordability argument is a fallacious one, as fallacious as the imposture of monetary creation14 or private and public debts, which will never be paid back15, whatever the level of growth. The UAA is a societal challenge and a pathway that can work if we sincerely desire to do away with capitalism. It is a matter of being audacious and politically courageous, but above all, it requires a strong commitment and participation to this desire for change.
The UAA implies that we need to design a different distribution system for a new solidarity. We need to do away with social welfare provisions and benefits together with the aggressive work related policies, since they are no longer required. A wide-ranging financial reform must be undertaken to reinstate a progressive income taxation regime; whereby incomes over a democratically-defined threshold would incur 100% tax which would establish the benchmark for the (MAI). It could also entail a consumption tax designed to penalise not-locally-produced and environmentally damaging goods (advertising, armament16, planned obsolescence17, disposable goods, etc.). Some welfare benefits would disappear since they would be mobilised to insure the longevity of the UAA: they are included in the UAA.
Once again, nothing is impossible; everything has to be reconceived since the instauration of the UAA is feasible and financially affordable18. It is even more relevant as far as energy and economic resources are concerned, since the UAA aims at rationalising our lifestyles and make them sustainable.
The scope of the UAA goes beyond monetary considerations; it encompasses the mobilisation of goods and services for wellbeing as a whole. This means that the localities must re-appropriate the responsibility for certain services such as water, gas, energy and transports in order to expand the sphere of free use.

12 One principal objection to the instauration of such an allowance outside the paid work paradigm is that it would trigger a desertion from the job market, that is that people would chose idleness over the participation to a productive effort? We can offer many counter-arguments, among many others:
– Many studies have shown that when there is a guaranteed minimum income (either as part of an experimental implementation of the UAA or for lottery winners earning around 1000 euros per month) most of the recipients remain in work.
– To those who fear the tensions creating by an hypothetical split of the population between those who have chosen “productive” paid work and those, labelled as “parasites” by the mercantile society, we can reply that today’ system already comes at a substantial cost and that it constitutes the counterpart of the growth society: cost of high unemployment and its social and humanitarian consequences (exclusion, poverty, depression, alcoholism, etc.), cost of work-related illnesses, stress, precarity of employment, anti-depressants, sick leaves or the environmental consequences of this productive model (pollution, depletion of resources) but also of the North-South relations (organised looting of the South by the North, where 20% of the rich appropriate 87% of natural resources, etc.
– If everyone abandons work, doesn’t it mean that work is for all these people an obligation, a constraint and an alienation rather than a fulfilling endeavour? It would then prove that social organisation needs a rethink and new foundations.
– Lastly, when the suffering at work keeps on increasing, we note that the number of volunteers remains very high in France: about 12 millions of French people take part into voluntary activities.
13 See Yoland Besson, Baptiste Mylondo, Jean Vassilev, P. Van Parijs, Y. Moulier Boutang, Carlo Vercellone, Jean-Marie Monnier, B, Van Der Lynden or Alain Caillé.
14 For example, see Paul Grignon’s documentary “Money as Debt”: http://www.partipourladecroissance.net/?p=131
15 For example, see the very good studies by CADTM (Committee for the Abolition of the Third World Debt – Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde), on public debts which are used to justify austerity measures in the North and the South, the destruction of public services and the privatisations serving only the interests of an oligarchy.

4- An allowance for an open relocalisation

Thus giving priority to the degrowth of non-renewable resources: towards a local food and energy sovereignty.
Today many concrete collective and local initiatives are taking shape. These projects contribute to an open19, desirable and necessary re-localisation of our productions, trade, and economic transactions. The UAA could support these existing initiatives as well as encouraging future ones. For example, the UAA could be paid in soft local currencies20, which can only be used to purchase locally-produced goods. It could support the creation of community gardens, self-managed repair, maintenance, and craft workshops, local exchange systems (LETS), shared use of machinery, shared housing, reflections on resilience21, the development of local energies and crafts with the aim to reach food and energy self-sufficiency in order to stop relying on non-renewable energy, mainly oil.

5- An allowance to serve democracy

Towards a reappropriation of our life choices. The UAA gives to each citizen the full enjoyment of his/her democratic rights by giving each person his/her autonomy and reflection back to take part in society, since they are no longer enslaved to work. The UAA is a tool for social change and the re-appropriation of our life choices.
By solving unemployment and by creating the conditions for job-sharing, the UAA revalorises non-commercial activities, and, above all, it challenges the notion that “employment” is the only parameter of social integration and valorisation.
The individual is re-positioned at the centre of society, not through his/her occupation, but by opening fulfilling perspectives conducive to a personal and collective emancipation at the service of a real democracy; open, participative, and independent from economic factors.
Freed from the constraints of work, each citizen would have not only the time to but also the possibility to take part in the life of the city. The UAA can thereof contribute to the re-politicisation of society and the re-socialisation of politics22 by engaging citizens. So, the way the UAA will be allocated must be decided in a democratic manner: at least in part at the local level: what water, food and energy allowance must be considered as a right and at what quota does it become a taxable consumer item? The same applies to the repartition, organisation and realisation of the heavy-duty tasks, which must be discussed and decided upon collectively.
This is part of the process of reappropriation of choices vis a vis production, its modalities and use.

16 Armament and advertising are the two world biggest budgetary expenses: amounting respectively, to $1200 billion and $600 billion! This means that we have to engage in a reconversion of knowledge, competencies, experiences and resources towards activities which are socially and humanely desirable.
17 See the excellent documentary made by Cosima Dannoritzer: “Prêt à jeter”: http://www.partipourladecroissance.net/?p=6055
18 See Baptiste Mylondo, (2010), Un Revenu Pour Tous, Utopia, Paris.
19 We insist on the notion of openness. This is why we talk about open relocalisation in order to contrast it from the logic of identity withdrawal claims. One of the dangers associated with the notion of relocalisation is that some societies can withdraw onto themselves. Degrowth is an emancipation project; only possible through a social and cultural openness towards the Other.
See: Open relocalisation is the future! – http://www.partipourladecroissance.net/?p=7206
20 Soft local currencies: these currencies lose value over time, to avoid speculation. It is designed to promote local and sustainable exchanges, economy and productions.
21 Resilience: a concept often used by the Transition Towns movement. It relates to the capacity of a community to resist the on-coming crises, mainly preparing for Peak Oil and climate change.

6- An allowance to initiate a transition towards sustainable, desirable and convivial societies.

A tool for social justice, to fight against the alienation of work, whilst respecting everyone’s basic needs, the UAA could be effective to engage society on the paths to new societies based on Degrowth. An emancipation factor, it favours financial and social autonomy and reduces inequalities at the same time through the MAI and by offering equal access to fundamental services.
Therefore, the UAA would initiate a transition to independency from the traditional currency as a tool of accumulation or speculation, and create new economic tools for evaluation and exchange. Conceived in this manner, the UAA offers a practical way out from the actual monetary and financial system. It could also be used in specific and restricted commercial functions within defined usages or territories.We can suggest two implementation ways:

1) From grass-rooted movements:
This scenario has already started with all the local concrete initiatives going on where new alternative local economic system are implemented and experienced everywhere (like community gardens, LETS, alternative non-speculative currencies, transition towns initiatives, eco-villages, self-manage bike shops, fab-lab, etc.). The implementation of an UAA would happen, through a transition process, in developing these participatory initiatives, in extending them and in creating a network between them. In the meantime we can imagine radical reforms like in a national level free access to education and health or in a municipal level free access to a certain amount of water, gaz and, in the meantime, a political reappropriation and transformation of the monetary, bank and financial system.
Step by step, local initiative joining global reforms, a UAA would be provided to every citizen, in a transition manner transforming, step by step, psychologically, culturally, economically, politically and institutionally the society.
It proves that there is no need to wait for a radical political victory, neither through an election nor a revolution, to start to initiate this transition which is already going on!

2) From a basic income to UAA:
Without waiting we can imagine a radical political reform of the society through a MAI, the reappropriation of the money creation, bank and financial system and the implementation of a basic income as a transition tool. Step by step, through concrete alternatives already going on, this basic income would be substituted by rights to access to public services and goods and the development of local currencies. From national currency to alternative economic systems, we would have a transition starting from a radical political victory and courage. The advantage with that second scenario is that everybody would be protected from the beginning and we would avoid the catastrophic social consequences of the austerity plans and the upcoming crises.

22 Re-politicising society, re-socialising politics with Degrowth, Vincent Liegey -http://www.partipourladecroissance.net/?p=7085

II- An allowance for all, unconditional from birth to death, for a frugal but decent way of life, comprising:
In order to better grasp what the UAA represents, we are going to offer a brief summary of a series of possible paths and proposals worth exploring, reflecting upon, critiquing, putting into perspective, fine tuning, but also to invent and figure out in a tangible manner what the UAA would be.

1- Right to housing and access to real estate

Housing is a fundamental right that is an integral part of the UAA. The question of ownership is a difficult one, since each person must be able to live in a decent and energetically-sound lodging. For example each person could be entitled to a certain amount of m2 and pay the surplus area at market price (a market, which functions democratically with appropriate checks and balances in place).
This is why the requisition law would have to be applied to do away with speculation and to refuse this injustice and absurdity of our so-called “developed” societies, with their increasing number of homeless, inadequate housing and empty lodgings belonging either to companies or individuals engaged in real estate speculation.
This right to housing must be integrated within the logic of relocalisation to reduce daily travels whilst rethinking urbanism.
This also applies to access to land or a local club: this allowance must give access to a determined surface for the local fruit and vegetable production. It could also be a community room/centre used to conduct local practical activities (bicycle, repair workshops, services, crafts, culture…) used to start, facilitate, promote and support practical transition initiatives (community gardens, LETS, AMAP 23, transition towns or transition territories…).

2- Local organic Food

The UAA includes an access to sufficient food for everybody. The best would be to give this right through a local currency usable only for local organic food. The production of that food and the implementation of these new local non-speculative currencies should be participatory. The main goals are first to implement a transition to local food sovereignty, in questioning the type of production (organic, permaculture, adapted to the region, etc.), the share of the tasks and also a repoliticization of the society through a participative process.

3- Renewable energy resources

A basic right of access to free renewable energy (water, gas and electricity) is integrated in the UAA. It is based upon the free use for appropriate use and a higher cost for misuse. Thus the first kWh or m3 would be free of charge, then, the cost would rise incrementally to penalise abusive consumption. It is no longer possible to tolerate that the water used to fill up swimming pools or wash cars be charged at the same rate as the water used to wash vegetables, washing up or shower.
Hence, it is possible to imagine that at the beginning of every month, water, gas or electricity meters could start with credits.

4- Health

The health system is an integral part of the UAA; it is obvious that access to health services is an essential universal right and a fundamental social vector in the local life. This will require a reshaping of the medical system (from a geographical standpoint to allow for a health of proximity, to health insurances schemes in order to re-appropriate our solidarities). But each abusive use or for feel-good medications would be paid for by the patient. The design, manufacturing and distribution of medicines ought to become a public service or be placed under supervision, to keep the field free from the pressure groups and to reduce waste; medicines could be distributed per unit rather than per box.

5- Education

Education is also an integral feature of the UAA. The education system would have to be completely free and should not generate excessive outlays for the families. Education must be entirely free so that this essential part of our children’ life remains a non-discriminatory space where money does not belong. This would have to be applied to life-long adult education, not to find a job but to lead a fulfilled life at the individual and community level, according to one’s desires and expectations. It also concerns civic awareness rising: reappropriation of politics, listening, debates, decision-making, non violent communication, civil service…..

23 Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne: association supporting local farmers on the land. An AMAP is an association of consumers tied to a local producer by an agreement providing for bulk delivery of vegetable grown organically on a set date. i.e: Real Food Movement.

6- Transports

With regard to transports, communities must consider free local public transports and facilitate the use of soft modes of transport, by offering free bicycles for example or by gifting each person a bicycle coupled with a maintenance voucher. We can imagine a system with a free kilometre allowance on public transports and the user would pay for every kilometre above the set limit.
This last option would contribute to the relocalisation of activities. Thus, free transport would be limited to distance to and from work, so that the cost of transport would not incur to the society or employers alone, since it might not be to the employee’s interest to relocalise. Proximity has its limits; it is up to us to organise space so that each person can reduce its mileage and relocalise its life if he/she so wishes, but if a citizen decides to live far away from his work, then it is up to the person to assume his/her choice.

7- Culture and right to information

Culture is integrated in the UAA. Access to cultural premises must not be limited by financial criterion, but, on the contrary, it must be promoted through free access and/or packages. Since culture is the prerequisite for any political thinking, it must occupy a central place in the new paradigm of Degrowth societies.
Culture and art shape us, transform us throughout our lifespan, it nourish us, keep us in touch with our body, our language, our humanity, but also our past, our collective memory. Language allows us to grasp the world, to attempt to make sense of it and to imagine a different one, it is the link that binds us together so that we can live “in society”, to affect the world, to trade between each other and it nourishes an appetite for life for the new generations by preparing some spaces of resistance. To support culture does not mean to support a cultural policy, it is about fighting against the collapse of politics. Culture, as a condition for expression, of transmission of ideas and opinions, is the source of change, creativity, and imagination. It is primordial for exercising our citizenship, freedom and equality.
The right to multi-sources and free information is essential to social life. Advertising in the medias would automatically be heavily taxed to finance independent medias and quality investigative journalism.
Conclusion
Therefore, it is obvious that this allowance will unfold at the local level; it will occur through democratic choice, according to the local constraints and needs but also according to the cultures and traditions. We can imagine that the UAA can be implemented at different levels: neighbourhood, city, regions, country, European Union, planet, in an incremental manner. For example, it could be implemented at the local level with the creation of a soft local currency for the purchase of locally grown fruits and vegetables, or with the instauration of free water use. At the national level it could start first with the instauration of a basic income or with free access to health.
The transition has already started. The main point is to avoid as much as possible the barbarism imposed by the forced recession, the austerity plans and the upcoming crises. We should also restore, as soon as possible, the feeling of economic security and serenity to the people and provide proper conditions able to let them participate to a transition towards sustainable and desirable new models of society based on Degrowth.
An Unconditional Autonomy Allowance would be inscribed in the historical continuum of human emancipation by extending fundamental rights and by giving us a real opportunity to reappropriate our life choices by initiating a turn, a transition towards post-development and the exit from the impasse the capitalist, productivist and consumerist Growth society has led us to.

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Pour ou contre le Pacte Finance-Climat ?

Dans un article publié par Le Drenche, sous forme d’argumentaires opposés, Vincent Liegey prend le partie du contre en défendant l’idée que le Pacte Finance-Climat ne permettra pas de résoudre la question environnementale et que pire encore il risquerait de déstabiliser notre structure démocratique.

POUR/CONTRE – Alors que des manifestations extraordinaires pour le climat ont lieu partout en Europe, des chercheurs et des citoyens proposent des solutions pour répondre à cette crise au niveau européen. En plein désamour du projet européen, peut-on à la fois sauver l’Europe et le climat ?

Dans le système économique actuel, les banques utilisent le mécanisme de la création monétaire pour augmenter la masse monétaire en circulation via le crédit bancaire. Ce processus est en partie critiqué aujourd’hui pour encourager une consommation éphémère.

Le pacte Finance-Climat propose d’utiliser la création monétaire au service de la protection de l’environnement. Cette initiative portée par 150 personnalités de 12 pays différents, propose un traité qui pourrait servir de support de négociation entre les Etats-membres de l’Union Européenne. Parmi ses objectifs, on retrouve la volonté de répondre à la crise climatique et de redonner un nouveau souffle au projet européen, tout en utilisant ce mécanisme de création monétaire. Le Pacte propose deux nouveaux outils pour répondre à ces objectifs: la création d’une Banque et d’un Fonds européens du climat et de la biodiversité.

La création monétaire peut-elle répondre au défi de la transition écologique ? Est-elle le meilleur moyen de répondre à la crise climatique ?

Le POUR

Hugo Viel, coordinateur du Collectif Jeune du Pacte Finance Climat

La création monétaire au service de la transition écologique

Aujourd’hui, la biodiversité s’effondre, le climat se dérègle et la fréquence des catastrophes naturelles ne cesse d’augmenter. En septembre 2017, la Cour des Comptes Européenne a publié un rapport qui estimait à 1115 milliards d’euros le montant nécessaire annuellement, entre 2021 et 2030, pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Lors de la crise financière en 2008, la Banque Centrale Européenne a créé et injecté 1000 milliards d’euros dans l’économie d’un coup, et entre 2015 et 2018, elle a créé 2600 milliards d’euros pour « relancer la croissance » en Europe. 2600 milliards d’euros en deux ans et demi, ça fait environ 1000 milliards par an. C’est ce dont nous avons besoin pour assurer la transition écologique en Europe.

En février 2019, la BCE a recommencé à créer de l’argent, ce qui montre que le mécanisme n’est pas impossible à mettre en œuvre. L’argent créé est transmis aux banques privées afin d’être investi, mais malheureusement, 89% de cet argent va à la spéculation financière et seulement 11% dans l’économie réelle.

Mais là, on voit bien que l’argent existe ! Alors redirigeons le vers la transition écologique et utilisons le pour relever le plus grand défi que l’humanité n’ait jamais eu à relever. Aujourd’hui, nous ne parlons pas de l’effondrement du système économique comme en 2008, nous parlons de l’effondrement des écosystèmes de la planète. Nous parlons de 140 millions de réfugiés climatiques en 2050, nous parlons de 400 millions de nouvelles personnes impactées par la rareté de l’eau potable et de bien d’autres catastrophes qui mettent notre société et notre civilisation en péril. Se donner les moyens d’être à la hauteur du défi climatique, c’est le projet du Pacte Finance Climat. Financer la transition écologique en Europe à l’aide de la création monétaire et d’un vrai budget européen.

La création d’une Banque du Climat, filiale de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), pourrait accorder chaque année des prêts à taux zéros aux pays signataires à hauteur de 2% de leur PIB, qui seraient entièrement consacrés à financer la transition écologique.

Aujourd’hui j’ai 20 ans, et si tous les moyens ne sont pas mis en œuvre pour résoudre la crise climatique, alors le monde dans lequel je passerai le reste de ma vie sera bien pire que celui dans lequel je suis né. C’est pour cette raison que j’appelle chacun à utiliser tous les outils à notre disposition pour créer un monde écologiquement viable et socialement juste car c’est tous ensemble que nous réussirons à bâtir cette société !

Soyons ambitieux, soyons réalistes et soyons courageux, car il en va de l’avenir de la planète, et des gens qui sont dessus.

Le CONTRE

Vincent Liegey, essayiste et co-auteur d’ »Un Projet de Décroissance »

On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré

Le double diagnostic porté par le pacte Finance-Climat est juste. Je ne pense qu’il soit nécessaire de revenir sur les enjeux environnementaux, tant les alertes sont claires. Le slogan « si le climat avait été une banque, on l’aurait déjà sauvé » est séduisant et rappelle de manière salvatrice l’imposture indécente de la gestion de la « crise » de 2008 qui n’a fait que repousser le problème ou plutôt l’aggraver. En effet la situation n’a fait que s’empirer, les inégalités exploser, et nous sommes à l’aube d’un nouveau krach économique. Cependant, il porte en lui un risque de récupération par le système en laissant croire qu’un simple réajustement est suffisant : au lieu de financer les banques, faisons du profit sur le climat.

Il laisse aussi vivre le mythe de la croissance verte et donc du découplage or il est démontré qu’il n’y a pas de développement économique sans augmentation de l’impact environnemental.

Ainsi, au-delà des bonnes intentions, ce pacte représente une étape de plus dans la dynamique du développement durable au service du « green social washing » vendu depuis maintenant presque deux décennies !

De l’argent il y en a !

L’enjeu n’est pas de rajouter de l’argent là où il y en a déjà trop. « Un pognon de dingue », il y en a, de l’évasion et optimisation fiscales au remboursement de la dette, de la rémunération des actionnaires aux grands projets inutiles imposés, nous ne manquons aucunement de liquidités. Au contraire, nous souffrons d’une économie toujours plus déconnectées de la réalité au service d’une explosion des inégalités et de la spéculation.

Remettre l’économie à sa place est le contraire de plus d’économie. Faire tourner la planche à billet risque de renforcer et de justifier les dérives de la financiarisation de l’économie et ses méfaits sur nos démocraties.

Et on en a pas si besoin que ça !

Ce dont nous avons besoin, c’est de justice sociale et environnementale tout en sortant de la religion de l’économie. A travers un projet de décroissance nous proposons la mise en place d’une dotation inconditionnelle d’autonomie couplée à un revenu maximum acceptable. Cela consiste à relocaliser en toute solidarité nos économies afin de les ancrer dans le réel en posant la question de qu’est-ce qu’on produit ? Comment ? Pour quel usage ?

Les solutions sont là et ne coûtent pas grand-chose. Elles relocalisent en créant des solidarités et de la convivialité tout en sortant de la religion de l’économie… qui risque d’être renforcée par la création monétaire. L’argent ne se mange pas, elle ne chauffe pas notre appartement l’hiver, par contre, elle pervertit nos démocraties.

Le Drenche

 

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Manchester will host the next International Degrowth Conference in 2020

The Support Group of the International Conferences on Degrowth for Ecological Sustainability and Social Equity met in Villarceaux, outside Paris, at the end of January. It was decided that the 7th International Degrowth Conference will take place in Manchester at the beginning of September 2020.

The Manchester local organising committee sent a very strong application titled “Building Alternative Livelihoods in times of ecological and political crisis” and has already started to work on the organisation. More information about the calls for participation, the deadlines, the registration, and the programmes will be published later.

Read more on the International Degrowth Conferences here

The Support Group has also renewed its crew and the roles of coordination. Corinna, Federico, and Lidija left and are substituted by Szandra (Budapest), Joël (Barcelona), and Matthias (Leipzig). Katya, Marina, and Viktorya from the Malmö LOC have also joined the group. Marina and Silvio have been appointed as the new group coordinators. More about the outcomes of the support group meeting can be read on here.

The aim of the Support Group is to foster international cooperation around degrowth and increase its visibility mainly by ensuring the continuity of the international conferences. These conferences are platforms for open face-to-face dialogue and occasions for strengthening other degrowth activities. In a transition period of two years the support group assists its members’ engagement in fostering the self-management of a structured degrowth network. Among the outcomes of the last 2 years’ support of the international degrowth movements and realities beyond the conferences are the creation of a map and international working groups, which met in Copenhagen ahead of the Malmö conference. These groups have remained active after the conference and are networking further and organising actions, such as the Global Degrowth Day on June 1st, sharing and translating research, or extending stories and narratives of degrowth on the new “Degrowth Agora“.

For any questions or proposals, please contact us via supportgroup@degrowth.org.

https://www.degrowth.info/en/conferences/support-group/

Author

The Support Group of the International Conferences on Degrowth for Ecological Sustainability and Social Equity

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Stratégies politique en temps de crises écologiques et sociales

Faire de la politique autrement : voilà un mot d’ordre porté par nombre d’initiatives politiques et sociales depuis une quinzaine d’années. Les courants politiques agissant pour une émancipation sociale, ancrée dans le réel de l’effondrement écologique en cours, sont aujourd’hui très actifs, créatifs et informés. Dans le même temps, ils se confrontent à un plafond de verre puissant lié aux mutations financières, professionnelles, numériques et médiatiques du capitalisme, limitant leur capacité à renverser les décisions collectives.
Quelles stratégies politiques se dessinent aujourd’hui pour reprendre effectivement la main sur les orientations de la société ? Faut-il mettre un pied dans les institutions, et mille pieds dans la rue ? Comment changer la société sans prendre le pouvoir… ni le laisser ?

Retours d’expérience et débats avec Corinne Morel-Darleux (militante éco-socialiste et élue à la région AURA) et Vincent Liegey (essayiste et chercheur sur la décroissance)

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Deux tableaux pour comprendre la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA)

Alors que le revenu universel est de plus en plus débattu dans les médias, présenté par Benoît Hamon lors de la dernière campagne présidentielle, un projet de décroissance vous propose de revenir sur une de ses propositions phares : la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie.

Forme de Revenu de base partiellement démonétarisé, la DIA propose de garantir ce que l’on considère démocratiquement comme suffisant pour vivre toutes et tous décemment, de la naissance à la mort.

Voilà donc deux tableaux qui détaillent le contenu (Tableau 1) ainsi que la mise en place (Tableau 2) de la DIA. Pédagogiques et visuels, ces tableaux permettent de se représenter, visualiser et construire la DIA pour une société décroissante de demain !

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La décroissance, où en est-on ? (S!lence 467)

Depuis 2002, les idées et les pratiques de la décroissance se diffusent dans la société. Parallèlement, la décroissance n’est plus un sujet tabou sur le plan politique. Après avoir été confrontée à des réactions de mépris, puis de moquerie et d’agressivité, elle est de plus en plus prise au sérieux. Ce dossier revient sur les débats qui animent les acteurs et les actrices de la décroissance, sur la récupération des pratiques de simplicité volontaire et leur réappropriation, sur l’étonnant essor des conférences internationales de la décroissance, sur les réseaux et sur les pratiques qui émergent. Et si vous veniez avec nous faire un petit tour à dos d’escargot dans les paysages actuels de la décroissance ?

Au sommaire du dossier :

  • Décroissants et des débats
  • Une dynamique internationale de recherches décroissantes
  • Cargonomia, une coopérative d’activités décroissante à Budapest
  • Les pratiques de simplicité volontaire, entre récupération et réappropriation
  • A Lyon, les nouveaux réseaux de la décroissance

Un dossier coordonné par Guillaume Gamblin

Et également dans ce numéro :

  • Les algues marines, un fertilisant bio
  • Vous ne casserez pas ! Résistances villageoises aux extensions de carrières
  • Nucléaire : petite histoire de l’uranium
  • Les moyens violents sont incompatibles avec une société anarchiste
  • Europe, ouvre-toi !
  • Et de nombreuses brèves d’actualité, des présentations de livres, des courriers…

Si vous souhaitez découvrir ce numéro en images, le commander ou connaître la revue Silence, rendez-vous sur le site : http://www.revuesilence.net/475

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Radio : La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie sur Micros Rebelles

Retrouvez l’interview de Vincent LIEGEY au sujet de la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie au micro de la web radio indépendante Micros Rebelles.

Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie

 

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