D’un écran à l’autre … comment l’informatique nous pollue

Cet article est la suite de « D’un écran à l’autre … C’est la rentrée pour Héloïse« . Nous le publions alors que se tient le « Consumer Electronics Show » à Las Vegas (un des plus grands salons au monde de la haute technologie … mettant à l’honneur un monde toujours plus connecté).

Aujourd’hui, les 16-30 ans possédant un smartphone passent en moyenne deux heures par jour sur leur précieux appareil , soit l’équivalent d’une journée par semaine ! En moyenne, un adolescent passe plus de trois heures et trente minutes devant un écran. Et encore, ce nombre n’évalue pas le temps passé à regarder les écrans se trouvant dans les espaces publics ou encore ceux de l’école. Cette surexposition symbolise l’informatisation de nos modes de vie.

Les écrans sont partout : dans nos foyers, avec la télévision mais aussi les ordinateurs, les tablettes, au travail, dans la rue, sur nous avec les téléphones portables mais aussi, et de plus en plus, dans les musées et dans nos écoles. Sans eux, point de salut pour les enseignants. Les Espaces Numériques de Travail (ENT) se généralisent. L’Education Nationale développe son « Big Brother » avec la généralisation d’applications internet pour la gestion des élèves, des absences, des notes, des professeurs … Les établissements se dotent de vidéoprojecteurs, interactifs ou non, qui supplantent les téléviseurs, les rétroprojecteurs et, bientôt, les enseignants ?
L’informatique étend sa toile et son emprise nous faisant devenir un homo informaticus : un individu connecté de façon continue à des écrans dès son plus jeune âge et dont la vie sociale et économique est largement dépendante. Or l’informatique n’est pas neutre : ce n’est pas un simple outil.

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L’informatique incarne notre société du toujours plus, notamment d’un toujours plus technologique et d’un toujours plus connecté. Elle modifie clairement notre rapport au temps, à l’autre et à notre environnement. Nous nous sommes tous, à un moment donné, construits avec des outils informatiques et des écrans, à tel point qu’on a parlé de génération loft-story, de génération SMS, de génération facebook ou encore de hashtag génération. Tantôt, ils nous guident, nous accompagnent, nous occupent mais, surtout, ils sont toujours présents. Derrière eux, c’est la grande machinerie de l’informatique qui se met en branle, et celle-ci est loin d’être sans conséquence.

L’informatique, c’est beau, c’est nouveau … Et après ?
Les applications de l’informatique sont multiples et la publicité s’est chargée de nous les vendre comme une promesse d’un monde meilleur, plus beau, plus propre, plus rapide, plus simple, plus efficace, où le travail est facilité ; mais aussi comme un monde plus écologique grâce à la dématérialisation.
La dématérialisation, c’est le remplacement des supports d’informations matériels par des supports informatiques. C’est l’objectif du zéro papier avec la gestion électronique des données et le développement des formats numériques.
Ainsi, l’informatique est cet outil merveilleux qui va débroussailler les routes sinueuses du futur. C’est pour cela que les technologies de l’information et de la communication (TIC) prospèrent dans nos sociétés d’autant plus qu’elles sont à la fois un des secteurs clefs de l’économie, capables de nourrir la Croissance, mais aussi un outil indispensable aux autres industries pour leur propre développement. L’informatique apparaît comme l’automobile en son temps : l’alliée d’un système capable de transformer la société tout en le faisant prospérer. D’ailleurs, il est omniprésent dans les mondes futurs imaginés par les auteurs de science-fiction. Nous ne pouvons pas leur donner tort quand nous observons comment, en une vingtaine d’années, l’informatique et internet ont envahi et transformé nos vies. Elle s’est rendue indispensable à tel point que nous en sommes totalement dépendants, pour ne pas dire « addict ». L’informatique règne en maître dans nos sociétés productivistes et techno-scientistes.

Cette mainmise doit nous questionner afin de prendre en considération les réelles conséquences des TIC sur nos modes de vie mais aussi sur l’environnement et, afin de savoir si l’informatique peut nous sauver des crises à venir ou si nous devons nous sauver de l’informatique.

La multiplication des écrans ou une chaîne sans fin de pollutions, quand la dématérialisation est bien réelle
L’impact écologique de l’informatique est indéniable. Elle nécessite une consommation de ressources naturelles exponentielle, mais également une quantité d’énergie considérable, que ce soit pour la fabrication ou pour l’utilisation dudit matériel. Enfin, les conséquences de l’informatique sont également très importantes d’un point de vue de la gestion des déchets. Chaîne sans fin de pollutions, l’informatique est aussi catastrophique au niveau des conditions de travail des forçats des nouvelles technologies.

Quelques chiffres suffisent à nous faire comprendre que l’informatique est tout sauf une industrie propre et que l’horizon immatériel est une illusion mortifère.

Tout d’abord le papier, qui devait disparaître, reste le principal consommable de bureau. Le développement de l’informatique en a finalement fait augmenter la consommation de 4% par an au niveau mondial. En France, la consommation de papier a été multipliée par 10 depuis 1950, tandis qu’en moyenne, un employé de bureau consomme 50 à 75 kg de papier par an.
Il génère un impact sur l’environnement tout au long de son cycle de vie qui va au-delà de la seule exploitation de la forêt. Lors de sa fabrication, il nécessite une grande quantité d’eau pour extraire la cellulose (de 320 à 4 000 litres d’eau selon sa qualité, pour 80 kg de papier) mais également une grande quantité d’énergie pour sécher le papier. Par ailleurs, la production est responsable de nombreuses pollutions : rejet de  dioxyde de carbone (CO2) et de composés soufrés. Les eaux usées de ces usines contiennent des matières organiques, des nutriments (azote et phosphore) et des composés organochlorés persistants qui sont issus de la transformation du bois et du processus de blanchiment du papier. Puis, les ramettes de papier doivent être acheminées des lieux de production aux multiples lieux de consommation de façon très régulière pour le plus grand plaisir des transporteurs. L’immatériel n’a pas encore tenu ses promesses.

Et que dire d’une simple et minuscule puce électronique de 2 grammes ? Composant indispensable à tout matériel informatique, elle nécessite pour sa fabrication 1,7 kg d’énergie fossile, 1 mètre cube d’azote, 72 grammes de produits chimiques et 32 litres d’eau. L’usine à puce  STMicroelectronics de Crolles (dans la Silicon Valley grenobloise) consomme, quant à elle, annuellement plus de 40 millions kWh d’électricité par an (soit l’équivalent de 20 000 foyers) et 25 millions de kWh de gaz naturel  !

« Derrière sa façade clinquante, le téléphone portable est un concentré de nuisances. D’abord à cause de ses puces électroniques ».                                         Eric D. Williams

Mais dans un ordinateur ou un téléphone portable, nous retrouvons aussi du plomb, du cuivre, du plastique (incluant le PVC qui contient des métaux lourds et du chlore), du mercure, du béryllium (reconnu comme cancérigène), du cadmium (dont les effets toxiques sont irréversibles en s’accumulant notamment dans les reins), de l’arsenic, du cyanure ou encore du coltan.
L’extractivisme impliqué par la technologie informatique a largement contribué à polluer l’air et l’eau, à modifier de façon irrémédiable les paysages. Il est un « dommage collatéral » inévitable pour la construction d’un monde technologique » . Ce dommage collatéral se prolonge au niveau des conditions de travail des mineurs, exposés aux maladies et aux accidents provoquant des milliers de morts mais aussi pour les populations locales, déplacées, victimes de violences et trop souvent endeuillées. Notre mode de vie a bien un coût humain et écologique mais nos consciences préfèrent l’ignorer.

Le cas du coltan est édifiant. Il est à la base de la fabrication des composants électroniques et il s’est retrouvé au cœur d’un des conflits les plus meurtriers depuis la deuxième guerre mondiale au Congo, principal producteur mondial. Une grande partie des mines est illégale et les conditions d’exploitation sont catastrophiques autant d’un point de vue écologique que d’un point de vue sanitaire. Les enfants sont évidemment conviés à se rendre au fond de ces mines (finalement cela les change des unités d’assemblages). Quant aux recherches de nouveaux gisements, elles ont abouti à une déforestation massive (aidée également par la mise en culture de palmiers à huile toujours pour « nourrir » notre modèle économique) et ont amorcé la disparition de l’habitat des grands singes. Le coltan de nos téléphones est à ce prix, le prix du sang .

Les nuisances de la société numérique ne s’arrêtent pas une fois que le produit est dans les mains du consommateur. Que ce soit pour le fabriquer, l’acheminer ou l’utiliser, tout appareil de la société informatique entraîne des conséquences sur le plan énergétique. Ainsi, un simple iPhone consomme davantage d’électricité qu’un réfrigérateur (plus de 350 kWh par an). Le Time  rapporte que l’électricité consommée par les TIC équivaut à la totalité de l’électricité destinée à l’éclairage consommée en 1985 ! Globalement, les TIC consomment 10 % de la production de l’électricité mondiale, avec comme figure de roue les « data centers ». Car l’infrastructure internet n’est pas immatérielle. Au contraire, elle est bien physique et requiert des quantités d’énergies monstrueuses pour faire fonctionner ces véritables « usines numériques »  notamment en raison de la nécessaire climatisation de ces lieux.  A titre d’exemple, un centre de données de 10 000 m² consomme autant d’électricité qu’une ville de 50 000 habitants. Au niveau mondial, rien que ces data centers représentent 2 à 3 % de la consommation d’électricité mondiale.

Un simple message électronique participe aux dérèglements climatiques. Ainsi, l’Ademe avait calculé que l’envoi des emails professionnels généraient des émissions de gaz à effet de serre conséquentes : 13,6 tonnes équivalent CO2 pour une entreprise de 100 personnes, soit 136 kg équivalent CO2 par salarié ou encore 13 allers-retours Paris-New York … en avion. Un simple email équivaut à une ampoule basse consommation allumée pendant une heure. De la même façon, les recherches sur le net ont des conséquences : 1000 requêtes sur Google sont équivalentes à laisser allumer une ampoule de 12 watt pendant plus de 80 jours ! Un simple SMS émet seulement 0,00215 grammes équivalent CO2 (ou 0,05 Wh). Seul problème, presque 180 milliards de SMS sont envoyés en France tous les ans. Enfin, les spams émettent au niveau mondial autant de CO2 que 3,1 millions d’automobiles, soit une consommation de 33 milliards de kilowatt-heures.

Mais l’histoire des nuisances de l’e-monde  se poursuit, encore, une fois que l’outil informatique est rendu obsolète. L’obsolescence programmée, cet allié du capitalisme pour maintenir la consommation, est un corollaire indispensable des TIC. Pour rappel, l’obsolescence programmée est un processus programmé visant à rendre un produit obsolète soit parce qu’il n’est plus à la mode, soit parce qu’il n’est plus utilisable (par des procédés permettant d’avancer la fin de vie d’un appareil). L’objectif est clair : forcer le consommateur à le remplacer. Ainsi, certains téléphones disposent d’une batterie moulée dans le plastique, ne permettant ni son démontage, ni son remplacement. En France, près de 63 000 téléphones sont vendus par … jour, soit presque 23 millions par an contre 3 millions d’ordinateurs (tandis que presque 2,5 millions sont mis au rebut par les entreprises), presque 6 millions de tablettes, 77 millions de cartouches d’encre mais aussi 7 millions de téléviseurs et 4 millions de lecteurs MP3.
Alors que deviennent nos anciens appareils ? Une chance pour l’économie circulaire ?
Loin de là, l’accumulation  des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) entraîne de graves pollutions mais … dans les pays du Sud. Ainsi, à Guyu, un énorme centre de recyclage de produits électroniques s’est implanté. Mais tout ce qui n’est pas revendable est laissé à l’abandon dans la nature, enterré ou brûlé à l’air libre. Et, ce n’est pas un lieu isolé. Nous retrouvons de tels sites en Inde, au Pakistan, au Ghana ou au Nigéria avec à chaque fois son lot de pollutions puisque des substances extrêmement toxiques s’échappent, comme le plomb ou le mercure et, son lot de misère toujours grandissant pour les populations locales. Encore une fois, les pays occidentaux sont préservés. La planète devient un dépotoir géant, condamnant certains territoires de façon irrémédiable, mais nous pouvons continuer de « liker » sur nos iPhones que nous sommes pour un monde plus « vert » et plus juste.

En plus de ne pas être soutenable, nous devons nous demander si un monde toujours plus informatisé est souhaitable. Notre quotidien accentue toujours plus notre dépendance à l’informatique, alors est-ce pour mieux vivre ou pour vivre au service d’une société qui a besoin de l’informatique pour survivre ?

Le monde virtuel ou plus de clics et moins de liens ?
Synonymes de progrès, de modernité et d’une vie plus simple, les TIC se sont imposées à nous, et ont profondément modifié nos modes de vie, nos rapports sociaux et notre perception du monde sans que nous nous opposions à elles. Le pouvons-nous ? Le voulons-nous ? Est-ce possible sans remettre en cause les fondements-mêmes de nos sociétés de Croissance ?

Aujourd’hui, tout le monde possède un téléphone portable. Beaucoup serait perdu sans lui. Il est consulté continuellement que soit pour communiquer, se rendre sur internet, regarder des vidéos,  écouter de la musique ou prendre des photographies.
L’ordinateur, au sein du foyer, prend peu à peu la place de la télévision tandis que le GPS a remplacé la vieille et obsolète carte routière. Internet, les jeux en ligne et les réseaux sociaux prennent une place toujours plus importante dans nos vies. Nous sommes connectés en permanence. Nous devons même être réactifs par rapport à l’outil informatique. De fait, nous consacrons toujours plus de temps au monde virtuel, ce qui nous rend finalement moins disponibles pour ce qui nous entoure : combien de fois avons-nous été interrompus dans une conversation parce que notre interlocuteur a préféré répondre à son téléphone ?

L’informatique ne s’arrête pas à la sphère privée. Elle est partout dans notre quotidien : relais d’information, outil de travail, souvent invisible mais toujours présent. Ainsi, l’informatique est devenue l’outil privilégié au travail et quand nous ne tapons pas frénétiquement et directement sur un clavier, il y a fort à parier que l’informatique commande les machines, aide à gérer les stocks et les commandes quasi-automatiquement. Pour réparer une automobile, la « console de réparation » est obligatoire et, c’est de l’informatique. Mais l’informatique, c’est aussi le GPS qui nous guide sur les routes, c’est aussi ces multiples écrans qui nous informent dans les gares ou ces machineries automatiques qui fleurissent un peu partout, tantôt pour acheter des titres de transports, retirer de l’argent et imprimer des photographies (et oui l’appareil photographie numérique est forcément à relier au monde informatique). L’arrivée massive des « Tice » dans les établissements scolaires sur ces dix dernières années est révélatrice de l’évolution de notre société et, dans le cas présent, des apprentissages, puisque l’informatique en devient un outil central autant pour communiquer que pour apprendre. Les tablettes remplacent les cahiers d’écolier, le stylet, le stylo tandis que les devoirs se font de plus en plus en ligne. Tant pis si les enfants ont besoin d’être encouragés à écrire pour apprendre, l’informatique et les photocopies vont s’en charger. Tant pis également, si plus un enfant  regarde un écran, plus ses dessins et son vocabulaire sont pauvres. Ils auront les TIC pour les guider dans le futur.
Omniprésentes, nous sommes totalement dépendants aux TIC. D’ailleurs, nous sommes tant suralimentés en informations et distractions, que nous avons du mal à en faire le tri. « Nous devenons obèses d’informations inutiles » . D’ailleurs, il est intéressant de constater que dans la Silicon Valley, une école prospère pour les enfants de cadres de Google et, qu’elle n’a pas d’écran dans les salles de classe, seulement des livres … pourquoi ?
L’informatique nous conditionne – nous ne pouvons quasiment plus vivre sans elle et, surtout, nombre de nos actions même les plus anodines se réalisent grâce à l’informatique. Finalement, l’informatique assure un ordre social et nous fait accepter notre mode de vie. L’aliénation est totale, autant parce que l’informatique, de par sa nature, implique un usage et une organisation sociale auxquels aucun utilisateur ne peut échapper, que parce qu’elle mobilise une grande partie de notre temps, de nos ressources et, de nos vies finalement.

Tout le monde dit pouvoir s’en passer mais nous sommes pourtant toujours prêts à dégainer notre portables ou prêts à surfer sur le net ? Car l’information, c’est l’écran. Car le contact, c’est l’écran … tactile.
Évidemment, l’informatique reste un outil exceptionnel pour communiquer, s’informer, calculer … mais « Le risque est de ne plus entrer en contact avec le monde qu’à travers eux (les TIC) »  de la même façon que la voiture a modifié notre rapport à l’espace, puisque nous ne voyons le déplacement qu’à travers ce prisme. Certes, ces applications sont multiples et, pourtant, a-t-elle réellement amélioré nos vies : a-t-elle éradiqué la misère ? A-t-elle permis de moins travailler ? Nous a-t-elle fait progresser dans notre humanité ? L’humanité 2.0 est-elle plus évoluée ou est-elle surtout une immense source de profits ?
Non, car les TIC sont au service de la société … de la société de Croissance.  Industrie honteuse qui vend du rêve et des promesses et de formidables objets technologiques dont la généralisation sans réflexion les ont vidés de leur sens et nous ont éloignés de notre humanité, même si elle a pu donner l’illusion de nous rapprocher. Nous disons souvent qu’il faut redonner sens à nos vies, nos actes, nos productions … Et l’informatique dans tout ça ?

« Nous ne pouvons pas combattre l’aliénation par des moyens aliénés »

Certes, les TIC restent un outil qu’il ne tient qu’à nous de nous réapproprier pour changer de paradigme. (Toutefois, s) Si, et seulement si, nous assumons de sortir du tout-technologique et du tout-informatique, car les TIC ne pourront pas être les piliers de la société de demain. Mais aussi, si et seulement si nous sortons de cette toxico-dépendance aux TIC. C’est une obligation environnementale, sociale et culturelle.
Sortons de cette humanité 2.0, car comme le dit Christophe André : « Nous pouvons perdre notre humanité en devenant des hyper-connectés sans recul. Réfléchissons à ce qui nous rend heureux, aux plus beaux moments de notre vie : est-ce que ce sont des moments passés devant l’écran ? ]…[ Dans ces moments-là, non seulement les nouvelles technologies ne sont pas indispensables, mais elles sont indésirables »

A suivre …/…

Pour aller plus loin :
– Pièces et main d’œuvre, Le Téléphone portable, gadget de destruction massive,
– TV Lobotomie : La vérité scientifique sur les effets de la télévision de Michel Desmurget
– Divertir pour dominer : La culture de masse contre les peuples, Offensive (collectif)
– L’emprise numérique : Comment internet et les nouvelles technologies ont colonisé nos vies, Cédric Biagini
– La Tyrannie technologique : Critique de la société numérique, Cédric Biagini
– Facebook, anatomie d’une chimère, Julien Azam
– T’es où ? : Ontologie du téléphone mobile, Maurizio Ferrari

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